‹ L'armée française en ItalieChapitre 2 sur 18 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

Rome n'est plus dans Rome : elle est toute où je suis!

Les yeux de la France sont tournés vers cette terre d'Italie, teinte si souvent du sang français : on attend avec impatience les noms des nouvelles victoires qui viendront se graver sur nos aigles, à côté de Montenotte, d'Arcole, de Lodi, de Rivoli et de Marengo.

Italie 1 Italie!... et puis après le mot victoire.

L'histoire redira un Jour les hauts faits de l'armée d'Italiei Mais ceux qui vont combattre ne sont pas des incontftfs. Leur passé répond pour eux.

Nous les ahnonô, nos sôlcfats, et nous confondons dans notre amour le maréchal et le fusilier : ce sont nos frère» et nos enfants.

Donc:

Vive l'Armée d'Italie! et... en avant!

La Maison civile et militaire suit S. M. aux armées; elle se compose :

AIBIS SB CAMP.

MM. le comte Roguet, général de division;

De Cotte, général de division ;

Le comte de Montebello, général de division;

Yvelin de Bf ville, général de brigade;

Le prince de laMoscowA, général de brigade;

Fleuky, général de brigade ;

De Waubert de Genus, colonel d'état-major;

Le comte Reille, lieutenant-colonel d'étatmajor;

Le marquis de Totjlongeon, lieutenant-colonel d'état-major;

Le comte Lepic, lieutenant-colonel d'étatmajor ;

Favé, lieutenant-colonel d'artillerie.

MM. le baron de Menneval, chef d'escadron d'artillerie ;| Schmitz, chef d'escadron d'état-major ;

Brady, capitaine d'artillerie;

Le vicomte Friant, capitaine de cavalerie ;

De Tasgher de la Pagerie, capitaine d'infanterie;

Le prince de la Tour d'AuvERGNE-LAURAguais, capitaine d'infanterie ;

Le prince Joachim Murât, lieutenant de cavalerie ;

Darguesse, capitaine d'infanterie ;

Eynard de Clermont-Tonnerre , capitaine d'état-major ;

Le vicomte de Ghampagnt de Cadore, lieutenant de vaisseau.

écurata

MM. de Bourgoing ;

Davillier, capitaine aux guides de la garde.

SERVICE DE SANTi.

MM. Conneau, député au Corps législatif, premier médecin ; Le baron Larrey, chirurgien de l'Empereur.

yGoode

M. Laine, aumônier de l'état-major de Tannée d'Italie.

MM. RoBÊttr, maître! des revêtes, et Lmarié, auditeur au conseil cPÉtat.

Un détachement <te iûO ceût-garttes fera, pendant la campagne, le service d'honneur près de Sa Majesté.

L'armée d'Italie se compose de cinq corps d'armée différents et du corps de la garde impériale.

C'est la plus considérable réunion de troupes qui ait été rassemblée depuis longtemps.

Avant de la passer en revue — généraux et régiments, — nous commençons par déclarer, historien fidèle, que c'est de visu et non de auditu, que nous parlons de notre vaillante armée.

ETAT-MAJOR GENERAL ÛE L a ARHEE.

Major général : Cette position a été occupée longtemps avec distinction auprès de l'Empereur Napoléon I er , par le maréchal Berthier. Elle avait été confiée, à la création de l'armée d'Italie, à S. Exe. le maréchal Randon. Ce dernier ayant été chargé du portefeuille de la guerre, S. Exe. le maréchal Taillant, grand-maître de la Maison de l'Empereur, a été appelé à le remplacer.

M. le maréchal Vaillant est né à Dijon le 6 octobre 1790: il est sorti de l'École polytechnique en 1809. Il a fait les campagnes de Leipsick et de Russie, puis celles de 1814 et 1815. En 1830, il a eu la jambe fracassée à la prise du fort l'Empereur, ce qui ne l'empêcha point d'assister au siège d'Anvers. En 1845, il a été nommé commandant de l'École polytechnique; il était alors général de brigade. Il a travaillé aux fortifications de Paris. Tout le monde se rappelle la part qu'il prit à la campagne de Rome (4849). Nommé ma-

réchal de France en 4852, il a dirigé, de 185& à 1859, le ministère de la guerre. Le maréchal est, en outre, un savant distingué ; il siège à l'Académie des sciences.

Adjoint au major général : M. le général de Martimprey a exercé les fonctions de chef d'étatmajor général en Afrique et en Crimée. En dernier lieu il commandait la division d'Or an. C'est un officier dans la force de l'âge et d'un mérite accompli : homme du monde et excellent militaire, il a su partout se concilier l'affection de ses sous-ordres. Au ministère de la guerre, où il était directeur du personnel et des opérations militaires en 1848, on a remarqué son aménité, qui tranchait avec les manières tant soit peu autocratiques des administrateurs du modient. Le maréchal Pélissier lui porte une estime toute particulière et ne cache à personne que le général de Martimprey lui a singulièrement allégé le fardeau du commandement en chef, par la manière brillante et consciencieuse dont il s'acquittait des fonctions délicates de chef d'étal-major général.

Intendant général ; M. Paris de Bolardière, intendant général inspecteur, membre du comité. Parmi les membres du corps de l'intendance, cet éminent administrateur s'est fait une place remarquable : il a occupé des postes importants au ministère, à la 1" division militaire, dans la garde impériale, dont il était l'intendant en Grimée. Quand on se souvient de la guerre de Crimée et des Anglais sauvés par notre prévoyance, on est heureux de songer que les besoins de nos soldats sont assurés par des hommes comme M. Paris de Bolardière, et l'on peut dire avec confiance : a Nos braves troupiers ne manqueront de rien ! »

Commandant V artillerie : M. le général de division Lebœuf est le plus jeune des généraux de son arme; ii est né en 1809. Entré, en 4830, à l'École d'application de Metz, ses beaux services en Afrique lui firent promptement atteindre ie grade de colonel. Chef d'état-major de l'artillerie de l'armée d'Orient au début de la campagne, il a été nommé général de brigade après l'Aima ; il a commandé l'artillerie des attaques de gauche,

yGoosIe

puis, à la pafc, il a été admis dMs la garde. Général de division et membre du comité de l'artillerie* le 30 décembre 4857. H a fait partie delà députstion envoyée en Russie pour le couronnement de l'empereur Alexandre IL Ses dehors martials, sa bravoure proverbiale, ont fait l'admi» ration da tous en Crimée.

Son chef d'état-major est le général de brigade Mazure, ancien aide de camp du général Doguereau. Né en 1802, élève de l'École polytechnique en 4822, colonel en Crimée, où il était direeteur des parcs d'artillerie, général de brigade après le siège, il vient de quilter l'École d'application de Metz pour faire campagne.

Le directeur général des parcs de l'armée est M, Borgella. Né en 1801, sorti de l'École polytechnique en 1823, en 1848 il était chef d'escadron à la première armée des Alpes; il a corn* mandé le i' régiment d'artillerie à pied, et, comme général de brigade, l'artillerie de la 6 e division militaire à Strasbourg,

Le génie qut, Arts S» Ex«. le maréchal VaiMairt

et le général Nid, commandant du 4 e corps, a déjà deux éminents représentants, est placé sous la direction plus spéciale de M. le général de division Frois^rd et de M. le général de brigade de Coffinifrrçs.

L'armée d'Italie est destinée, par la nature même du terrain sur lequel elle opère, par le voisinage des grandes places fortes autrichiennes, et même aussi pour ses propres défenses, à donner un large champ à l'arme du génie. Les sièges et les défenses de places ont aussi leurs dangers , et la longue liste des officiers du génie tués devant Sébastopol, et en tête de laquelle figure le rçom de Bizot, est là pour prouver que le Génie français allie le courage militaire à la science de l'ingénieur.

Grand-prévôt : M. Dalché-Desplanels, colonel de gsiidftnperie.

Aumônier supfrim - M* l'abbé (J. 8tal*er, chanoine titulaire d'Alger, chevalier de la Légion d'honneur.

M. l'abbé Staltçr a été l'aumônier d'une division de l'armée d'Orient pepdaot toute 4a campagne; il est déjà cou nu du solda W qu'il a suivi sur

les champs de bataille et consolé dans les hôpitaux.

Payeur général: M. Budin. — Payeur principal : M. Budor. — Payeur particulier : M. Verdure.

Le premier de ces trois fonctionnaires a fait partie du service de la trésorerie de l'armée d'Orient.

Service de santé. En Crimée,, poussant l'abnégation jusqu'aux dernières limites , le corps de santé a prouvé, comme toujours, que son courage était égal à sa science.

Voici les noms des chefs du service à l'armée d'Italie. #

M. le baron H. Larrey, médecin de l'Empereur, est nommé chirurgien en chef de l'armée.

H. de Champouillon, médecin en chef du 1 er corps.

M. Boudin, médecin en chef du 2- corps.

M. Salleron, médecin en chef du 3 e corps.

M. Femn, médecin en chef du & e corps.

HH. Legouest, Bertherand et Gazalas sont at-

tachés au, grand quartier général. MM, Méry et Napoléon Perrier aux ambulances de la garde.

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