‹ L'armée royale en 1789Chapitre 109 sur 136 · Ces éléments étaient : les quatre bataillons du Royal · texte numérisé non relu

Ces éléments étaient : les quatre bataillons du Royal

elle se composait en un seul corps, formé de cinq bataillons s'administrant séparément, sous la direction nominale du grand maître et sous le commandement réel d'un colonel inspecteur. Mais il restait à compléter cette organisation, dont les traits essentiels existent encore aujourd'hui, par la réforme d'un matériel vieilli et par l'augmentation d'un personnel qui avait cessé de répondre aux besoins du moment. Le temps n était plus, en effet, où le rôle de l'artillerie, sur les champs de bataille, consistait à se placer dans une position déterminée, à s'y fortifier, quand elle le pouvait, par des ouvrages de campagne', et à y demeurer tout le temps de l'action, « trouvant ainsi parfois l'occasion de faire de grands ravages dans les rangs ennemis, mais le plus souvent réduite à l'impuissance quand il ne se ren-

Artillerie, les deux de Royal-Bombardiers, quatre compagnies séparées de canonniers, quatre de mineurs et une compagnie de canonniers dite des côtes de TOcéan.

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contrait rien dans son champ de tir* ». On a souvent cité l'exemple de Fpntenoy, où la colonne du duc de Cumberland, s'étant portée sur un point de la ligne française qui se trouvait dégarni de canons, était au moment de la forcer, quand un jeune officier du régiment de Touraîne émit timidement Favis qu'on pourrait bien faire avancer quatre petites pièces de 4 qui se trouvaient â quelque distance de là. IliclieHeu n*y avait pas songé! Il eut du moins, le propos lui ayant été rapporté, Tesprit de s^emparer de Tidée, et c'est ainsi que la bataille, au lieu de se terminer par une déroute, finît par le plus brillant succès de l'époque. Voilà où en était encore à Fontenoy l'artillerie française, et cependant Vallîère avait déjà passé par là.

L'œuvre du premier colonel inspecteur de Royal-Artillerie n'est guère connue que des

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