‹ L'armée royale en 1789Chapitre 25 sur 136 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

a tiré le premier coup de canon, qui a attaqué, de Versailles ou de Paris. Nous nous demandons qui a créé cette situation, quia rendu ce conflit inévitable, qui est responsable des flots de sang'qui vont couler. Et nous répondons hardiment : c'est vous, hommes du 18 Mars, c'est vous qui avez allumé Tincendiel Et si la victoire vous demeurait, nous resterions encore avec le droit vaincu contre la. force victorieuse, avec TÂssemblée dispersée, contre Tinsurrection triomphante! » {Liberté du 4 avril.)

Deux jours après, les proscriptions commencent; M. Tabbé Deguerry ouvre la liste de ces otages dont rinfàme gouvernement va faire des martyrs, dignes d'une éternelle pitié. 11 se trouve pourtant des gens, esprits faibles et timorés, qui parlent encore de conciliation possible, de ménagements k garder avec ces bandits I Albert s'indigne de cette lâcheté ; il éclate de nouveau ; il s'élève avec une véhémente ironie contre ceux qui n'ont pas encore osé faire leur choix entre l'Assemblée nationale et la Commune. « Le droit, leur dit-il en un fier langage, le droit ne se réconcilie pas avec la révolution ; la souveraineté nationale ne saurait s'abaisser jusqu'à traiter avec l'émeute. . . Soyez avec la Commune, ou ôontre elle! Vous surtout, députés de Paris, qui avez à vous faire pardonner l'ambiguïté de

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