INTRODUCTION. XXIX
votre conduite au 25 mars et votre silence prolongé depuis, c'estàvous que nousnous adressons : déclarezvous I... qu'on vous voie et qu'on vous entende, qu'on sache enfin qui vous êtes!...» (Zifer^é du 6 avril.)
Vaillamment secondé par son rédacteur en chef, M. Léonce Détroyat, l'ancien turco était à peu près seul, alors, dans toute la presse parisienne, à soutenir encore la lutte avec cette vigueur contre les hommes de violence et de sang qui terrorisaient Paris : tel, à Wissembourg, il s'acharnait à brûler ses dernières cartouches, quand déjà toute l'armée battait en retraite» Le gouvernement insurrectionnel résolut d'en finir avec cette ardente et courageuse opposition qui ne se lassait pas de fié tri r les crimes des uns, de dénoncer les défaillances des autres, d'appeler la population parisienne à la défense de la légalité. Afin d'échapper aune arrestation imminente, Albert se décida enfin à quitter Paris. Déguisé, grâce à la généreuse complicité du chef de la gare de Lyon, M. Regnoul, en enaployé delà compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, il se rendit à Villeneuve-Saint-Georges auprès de son père. Le jour même, il partait à pied pour Versailles et s'y engageait dans les Volontaires de la Seine S trouvant
i. Avec son fidèle ami Delacroix, aujourd'hui percep-