‹ L'armée royale en 1789Chapitre 27 sur 136 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

chose toute naturelle, bien qu'il eût si largement déjà payé sa dette à la France, de combattre avec le fusil, puisqu'il ne le pouvait plus faire avec saplume, les doctrines dont ileûtregardéle triomphe comme le suprême opprobre et comme la subversion définitive de la patrie. On ne sait ce qu'il faut admirer le plus, de la simplicité avec laquelle il accomplit cet acte ou de la force et de Télévation de caractère que révèle une pareille résolution. Combien sont-ils, les hommes qui ne se jugent point quittes envers leur conscience, tant qu'ils n'ont pas mis, s'il le faut, jusqu'à leur vie même, au service de ce qu'ils croient être l'honneur, la vérité, la justice ou le droit?

Le bataillon des Volontaires de la Seine, — composé de trois compagnies qui perdirent chacune leur capitaine, MM. Arnaud de Yresse, tué dans la presqu'île de Gennevilliers, Durieu, tué à Montmartre, et de Pouligny, tué à Belleville, — avait été chargé de la défense du pont d'Asnières. Une dis- J

teur des finances à Pont-d'Ain, qui lui avait donné asile, à Paris, lors du décret d'arrestation lancé par la Commune, et qui voulut prendre, comme lui, du service dans Tarmée de Versailles.

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