‹ L'armée royale en 1789Chapitre 35 sur 136 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

FEmpire les traditions de bonne compagnie, le souci de la forme, le sérieux et la dignité du ton, qui avaientétç l'honneur delapresse pendant la première moitié du siècle. Œuvre de réaction contre l'esprit qui entraîne de plus en plus le journalisme vers les simples « échos», le « reportage », les « informations » et les polémiques brutales, la Nation devait obtenir et obtint en effet plus de succès auprès de l'élite que delà masse des lecteurs. On lui reprocha, même dans le parti, d'être trop « littéraire » : on sait de quel dédain les fortes têtes de la politique honorent la littérature, — qui d'ailleurs ne demeure pas en reste avec eux. Au bout de quelques mois, le vaillant journal, faute d'une clientèle suffisante qui lui permît de continuer à vivre de sa vie propre, dut se résigner à une fusion avec l'Ordre, journal officiel du parti de l'Appel au peuple, et il ne resta de cette tentative, pour le public, que le souvenir de beaucoup de talent inutilement dépensé, pour Albert — qui avait mis au service de cette œuvre le meilleur de son intelligence et de son cœur, — qu'une grande lassitude, mêlée d'un peu de désenchantement.

Il n'en demeura pas moins ferme dans sa foi politique. Depuis la mort de Napoléon III, le parti

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