‹ L'armée royale en 1789Chapitre 38 sur 136 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

leur petite princesse Béatrix eût besoin de gardes du corps venus exprès de France, quel affront pour la vieille Angleterre I L'offre d'Albert fut donc déclinée ; et quelques semaines après, ces mêmes Anglais qui ne voulaient pas de nous pour assurer la sauvegarde de cette précieuse existence dont ils étaient comptables, tournaient bride à la première apparition de& Zoulous embusqués» et laissaient massacrer, comme un cerf forcé par les chiens, le petit neveu de Napoléon. Oh I s'il avait été là, l'ancien soldat de Wissembourg, s'il avait été là, comme il Teût défendu; — et s'il n'avait pu le sauver, comme il l'eût vengé, du moins, avant de tomber à ses côtés, en lui disant adieu dans la douce langue de France, dont pas une parole amie n'a consolé la pauvre âme, prête à partir du corps mutilé de notre Prince I... A la nouvelle de l'irréparable catastrophe, nous l'avons vu, cet homme qui s'était fait une loi de garder sous le coup des plus violentes émotions une apparence impassible, nous l'avons vu pleurer, sangloter, crier de rage, autant qoie de désespoir. Il voulait partir aussitôt à la recherche du lâche officier qui avait donné le signal de la fuite au détachement qu'accompagnait le Prince, le provoquer et le tuer : on eut peine à le retenir. Un mois plus tard il se rendait au funèbre

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