‹ L'armée royale en 1789Chapitre 40 sur 136 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

lions qu*il ait jamais ressenties, mais aussi dans Tespérance qu'il pouvait légitimement concevoir de trouver quelque jour à jouer, sous le troisième empire restauré, un rôle qui fût enQn égal à sa valeur. Pas plus après la mort du Prince qu'après rétablissement de la République ou la mort de l'Empereur, il ne voulut faire défection à ses souvenirs : car il avait une de ces fidélités tenaces que rien ne peut arracher du cœur où elles ont planté leurs racines. Mais, ayant cessé peu à peu de collaborer h la rédaction politique de son journal, s'obstinant d'ailleurs à ne rien demander au gouvernement, il souffrait, — comme un aigle en cage, que ronge la nostalgie des libres espaces fendus à grands coups d'ailes, — et déplorait en secret la misère de sa destinée, qui condamnait à demeurer stériles les puissantes facultés d'action dont il se sentait pourvu.

A cette époque (1879), la liberté de l'enseignement commençait à être menacée. Albert se constitua son défenseur, et publia dans la Revue des Deux MondeSy qui avait déjà donné l'hospitalité en 1870, à son Etude sur la liberté de V Enseignement supérieur en France, et en 1871 à ses Souvenirs

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