‹ L'armée royale en 1789Chapitre 48 sur 136 · INTRODUCTION. LV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LV

prix de 1882, une mention qui dispensera d*en faire plus amplenïent l'analyse ou l'éloge.

« En publiant son ouvrage sur l'instruction publique pendant la Révolution, M. Albert Duruy a rendu un véritable service à la science de la pédagogie. C'est un livre très savant, très instructif, rempli d'idées justes et écrit dans une très bonne langue, sobre et virile.

» Cette phrase n'est pas de moi, messieurs; prononcée devant l'Académie par un de nos plus illustres confrères, elle obtint l'assentiment de tous et entraîna tous les suffrages, qui ne demandaient qu'à se laisser faire. Heureux de la reproduire aujourd'hui devant vous, je me défends ainsi moi-mêrpe contre le soupçon d'une partialité légitime que j'éprouverais volontiers pour un jeune et vaillant écrivain qui porte fièrement, sans défaillir, un nom cher à l'Université, doublement cher à l'Institut.

» Plus impartial que moi, M. Albert Duruy, avec autant de patience que d'exactitude, a trouvé dans nos archives nationales, un grand nombre de documents inédits, de natures très diverses, et, dans son livre, il les expose avec la loyauté d'un historien sincère, qui ne voulant flatter aucun parti, et protestant d'avance contre tout reproche d'hostilité systématique, ne recherche et ne dit que la vérité

LVl INTRODUCTION.

» Ce livre n'est pas seulement une œuvre d'érudition et de pédagogie ; sa valeur littéraire égale sa valeur historique. A tout propos, et dès son premier chapitre intitulé « Avautl789 » ; plus loin, dans celui qu'il consacre aux « Écoles primaires sous le Directoire », et enfin dans un tableau saisissant des « Fêtes nationales sous tous les régimes de la Révolution », sans qu'il perde jamais son sujet de vue, le jeune auteur s'arrête à chaque pas pour jeter avec nous, en passant, un regard curieux sur tout ce qui touche aux lettres et aux arts, à l'histoire et à la philosophie, aux caprices même du goût et delà mode, à tous les jeux d'alors, parfois sanglants.

» Agréable autant qu'instructif, et non moins remarquable par la hauteur des vues que par l'équité des jugements, ce livre est l'œuvre honnête et distinguée d'un érudit, d'un penseur et d'un écrivain. »

Après avoir traité de l'oeuvre pédagogique de la Révolution avec une compétence à laquelle ont rendu hommage ceux même qui n'approuvaient pas toutes les tendances du livre *, Albert devait être

1. Voir Revue historique de mars-avril 1882, p. 403, le jugement de M. Gabriel Monod sur cet ouvrage. Après avoir formulé un certain nombre de critiques,

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