‹ L'armée royale en 1789Chapitre 54 sur 136 · INTRODUCTION. LXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXIII

siasme de patriote : il se proposait de rendre aux généraux, aux soldats de la Révolution, l'éclatant hommage qu'on ne peut leur dénier, sans commettre une sorte d*attentat contre la vérité et contre la Patrie elle-même.

Mais déjà il était atteint du mal qui devait remporter. C'est en 1882, au mois d'août, pendant un voyage en Suisse, que les premiers symptômes se manifestèrent. Voulant connaître avec exactitude, et la gravité de son état et les chances de guérison qui lui restaient, il se mit à lire en secret des livres de médecine : sans doute, avec l'anxieuse curiosité qu'on met en pareil cas à parcourir ces pages fatidiques auxquelles on demande un oracle de vie, et où tel mot, que l'homme bien portant n'eût même pas remarqué, sonne tout à coup, aux oreilles du malade, comme le glas de ses propres funérailles. On a retrouvé, longtemps après, dans sa biblio* thèque, au milieu d'une foule d'ouvrages consacrés à la Révolution française, un traité des maladies du cœur : dans la marge, des coups de crayon marquaient les passages où le malheureux avait rencontré des indications sur son cas. Un docteur allemand de Zurich eut même la cruauté de lui dire

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