‹ L'armée royale en 1789Chapitre 55 sur 136 · LXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXIV INTRODUCTION

<c qu*avec une affection semblable, on en avaîl généralement pour quatre ou cinq ans à vivre ». Ne gardant aucune illusion sur Tissue du duel qu'il allait engager avec la maladie, car il n'était point de ceux qui se rendent sans avoir combattu, Albert dédaigna de s'abaisser à ces vaines plaintes où se. complaisent les âmes faibles; c'est à peine si de loin en loin on Fentendit parler, avec un sourire où quelque amertume pourtant se cachait, de Tobstination que mettait la malechance à le poursuivre. Seulement, il se mit à travailler avec, plus d'ardeur encore qu'auparavant, comme quelqu'un de pressé, qui sait que le temps lui est parcimonieusement mesuré et qui voudrait finir sa tâche.

Il avait la pudeur de son mal, et faisait pour le dissimuler des efforts qui Tépuisaient, mais auxquels il dut de donner encore pendant deux ou trois ans rillusion de la santé à ceux qui, l'ayant connu si vigoureux, ne pouvaient se résoudre à croire que de cette force athlétique plus rien ne restait, qu'une trompeuse apparence. Hélas I cette apparence ellemême allait bientôts'évanouirî Dès 1885, son visage avait maigri ; le regard conservait toute sa fierté, mais cette fierté n'était plus soutenue par la mâle assurance de la démarche, par le je ne sais quoi dé souple, de ferme et de hardi qu'autrefois on rema^r-

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