‹ L'armée royale en 1789Chapitre 6 sur 136 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

sur la ville. Les turcos descendent de leurs positions pour occuper les lignes, autrefois célèbres, de Wissernbourg, dont l'importance est singulièrement réduite par la portée des canons ennemis. La 1'^ compagnie du 2^ bataillon est placée au nordest de la ville, le long de la route de Landau. C'est là que, au témoignage d'un de ses chefs *, « rengagé de la veille, placé tout près du sergent-major Jacquiot, tire sans broncher et sans s'émouvoir plus de quatre-vingts cartouches, dont bien des balles vont faire un vide dans les rangs bavarois ». Cependant le général Douay est mortellement blessé; écrasée par le feu d'un ennemi six ou sept fois supérieur en nombre, la petite division française, si témérairement exposée, a fait des pertes énormes : il faut songer à la retraite. Pendant que les débris de nos régiments commencent à se replier dans la direction du col du Pigeonnier, les Allemands, enhardis par ce mouvement de recul, descendent en masses compactes de leurs positions, et pour la première fois de la journée se hasardent à prendre l'offensive. Demeuré à l'extrême arrière-garde, Albert^ au lieu de continuer à se replier comme ses

1. Le lieutenant Alfred Rousseau, aujourd'hui chef de bataillon, commandant en second Técole de Saint- Maixent.

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