LXX INTRODUCTION
cette heure-là, et, crac, voilà que je deviens poussif comme un vieux cheval*... » Vers la même époque, à Theure où la nation se préparait à la lutte suprême, où il semblait que toute parole fût impie qui ne prêchait pas aux Français de tous les partis la réconciliation dans une commune pensée de patriotisme, un homme se trouva, penseur profond et puissant écrivain, pour oser faire à la France cette révélation inattendue que le vainqueur dléna n*était, au fond, qu'un bandit italien, luxurieux et sanguinaire. L'outrage infligé à cette grande mémoire, qui aurait dû, au moins en un pareil moment, rester sacrée pour tous, indigna profondément Albert. Sans même attendre la fin d'une crise particulièrement grave et douloureuse que sa santé délabrée venait encore de traverser, et malgré la reconimandation des médecins, qui lui interdisaient toute contention d'esprit, il se mit à composer fiévreusement cette éloquente réplique à M. Taine qui fut comme le testament de sa foi d'impérialiste et de patriote : tel, un vaillant soldat, grièvement blessé ramaôse le reste de ses forces, tire un dernier coup de feu pour la défense du drapeau et se couche ensuite pour mourir.