‹ L'armée royale en 1789Chapitre 63 sur 136 · LXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXVIII INTRODUCTION

douloureux événement, qui privait la famille et la cause impériale d'un de leurs plus dévoués serviteurs. Des amis inconnus, d'anciens soldats de 1870, qui avaient vu au feu le turco et le volontaire de la Seine, écrivirent des lettres que la naïveté du style ou de l'orthographe rendaient plus touchantes encore. « Je viens partager la grande douleur que vous éprouvez en la perte de votre fils Albert, ce grand cœur français. Pauvre Albert, si modeste et si vaillant!... » disait un ancien sapeur du génie à l'armée de Versailles. Un ex-sergent-major au 1®' tirailleurs : « Monsieur Duruy père, en vous priant d'agréer mes plus sincères condoléances, j'adresse un dernier et suprême adieu au jeune et ardent patriote disparu trop tôt... » A côté de ces humbles, des hommes éminents, l'honneur du pays. Monseigneur l'évêque d'Autun s'exprimait en ces termes : « ... Cette mort prématurée est la conséquence lointaine mais presque certaine des fatigues endurées pendant la guerre de 1870 par le courageux volontaire qui paya si noblement sa dette à la patrie en danger. Il a donné sa vie à la France, qu'il servait encore si bien en défendant avec talent et énergie de grandes causes bien méconnues aujourd'hui. Ceux qui le pleurent ont droit d'être fiers de lui I » L'illustre maréchal Ganrobert

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