INTRODUCTION. IX
sain et sauf. Vuillemin est» blessé, peut-être prisonnier; Rousseau n'a rien. Je crois m*étre assez bien comporté. Dis à George que j'en ai descendu au moins une dizaine.
» Je t'embrasse,
» ALBERT
Deux jours après, ReichshofFen I Le 1'' tirailleurs, gardé en réserve, assiste d'abord, immobile, à la lutle commencée dès sept heures du matin. Mais du fond des bois et des vallons, du haut des collines, de partout, arrive la marée noire et formidable qui, cette fois encore, va submerger notre petite armée. « Vers deux heures du soir, a écrit un des témoins et des acteurs de cette lutte mémorable S au moment où les masses prussiennes parviennent aux abords de Frœschwiller, les turcos reçoivent Tordre de marcher. Ils se précipitent, et voient pour un instant les Prussiens reculer devant eux. Soudain, de la lisière d un bois, part un feu terrible qui arrête ce premier élan et fait perdre en partie le terrain regagné. Cependant le régiment, formant des groupes divers, se lance de nouveau, et, dans cette circonstance, par deux fois, Albert Duruy, en
i. Le commandant Rousseau, déjà cité,