‹ L'armée royale en 1789Chapitre 98 sur 136 · Voir Rousset, Histoire de Louvois · texte numérisé non relu

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les chevaux, les habits, les armes*. A présent, depuis que Choiseul a repris aux capitaines l'administration des compagnies, ces abus ne sont plus tolérés; il s'en faut pourtant qu'ils aient complètement disparu, et l'on trouverait encore bien des irrégularités dans les comptes des majors*. Pareillement, sur le chapitre des mœurs et de la vie privée, toute cette noblesse en prend vraiment trop à son aise. « Faire le désespoir des familles, dira bientôt Camille Desmdulins^, corrompre les épouses et les filles pour tuer le temps, insulter les magistrats par

1. Ils n'en étaient pas beaucoup plus riches. « Yis-àvls de la misère des capitaines, écriviait le comte de Gisors au maréchal de Belle-Isle, il faut bien des ruses pour exiger d'eux le sacrifice de leur bourse en même temps que celui de leur corps. » (Lettre du 1®' mars 1757.)

2. Depuis longtemps, dira Gasparin, capitaine au ci-devant Picardie et député des Bouche s-du-Rhône à la Constituante, ceux qui administraient les moyens de la misérable existence des soldats étaient peu délicats dans leur administration ; les profits des majors avaient passé en proverbe. »

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