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ENTRÉE ET SÉJOUR DES PRUSSIENS DANS PARIS

1" mars.

Les préliminaires de la paix avaient été signés le 26 février, et dans la soirée du 27 M. Thiers était parti pour Bordeaux afin de soumettre le traité qu'il avait négocié à la sanction définitive de l'Assemblée nationale. Cette sanction ne pouvait être douteuse, et le projet fut en eifet voté à une grande majorité. On peut même dire qu'en confiant à M. Thiers pleins pouvoirs pour négocier avec les Allemands, l'Assemblée avait pour ainsi dire , et par ce fait même , approuvé à l'avance le résultat dû à ses efforts. Ainsi le traité de paix remonte réellement au 26 février ; il porte et gardera dans l'avenir cette date officielle, et c'est le P'mars, au surlendemain de son acceptation par le. chef du poui^oir exécutif, que les Prussiens sont entrés dans Paris, infligeant ce jour-là à la France

' On trouvera dans l'ouvrage consacré spécialement par M. Charles Yriarte au récit de cet événement, sous ce titre : les Prussiens à Paris el le 18 mars, une série de dépêches oifîcielles exactement reproduites. Un volume in-S", Paris, Henri Pion, éditeur, 1871.

celui des actes d'hostilité qui devait lui être le plus cruel et le plus sensible , et celui de tous qu'elle oubliera le moins. Cet acte est d'autant plus impolitique qu'il était parfaitement inutile, et il emprunte même un caractère encore plus odieux pour la nation qui l'a subi , à cette circonstance qu'il lui a été imposé alors que la conclusion de la paix était inévitable et certaine. En cédant, soit à la pression de ceux qui le lui ont conseillé, soit aux exigences de l'Allemagne tout entière, qui, à ce qu'il paraît, le réclamait impérieusement, l'empereur Guillaume voulait-il donner à entendre à la France et au monde que la paix qu'il allait signer n'était pour son nouvel empire qu'une trêve momentanée dont il chercherait sans cesse à aggraver les conditions déjà si exorbitantes? C'est ainsi que la France l'a compris , et dans l'affront qu'elle a reçu par la vaine parade des troupes allemandes parquées pendant deux jours dans l'un des quartiers de sa capitale, elle a vu et elle verra toujours une arrogante et intentionnelle menace !

Cependant les craintes d'un conflit pouvant éclater dans le cours de cette journée néfaste avaient beaucoup diminué, grâce aux mesures prises pour l'empêcher de naître ou au moins de se développer. Plus on approchait du terme fatal , plus les esprits se calmaient , et ceux-là même qui avaient prêché et organisé la résistance, se voyant

arrivés au moment où il fallait, soit ajjir contre un ennemi qui, on le savait, n'avait pas l'habitude de ménager ses adversaires, soit s'incliner avec résignation contre un fait douloureux, mais inévitable, prirent heureusement le sage et prudent parti de l'abstention. D'ailleurs, l'opinion publique — nous parlons de celle de la partie saine de la population — s'était prononcée par la voie des affiches ou des journaux contre toute résolution désespérée, telle, par exemple, que celle conseillée par le général Trochu , qui crut devoir publier, au sujet de l'entrée de l'ennemi, une lettre'

' Cette lettre a paru dans le journal la Liberté:

. Paris, 19 février 1871.

« Monsieur,

)) Vous me demandez mon sentiment au sujet du bruit qui se répand de plus en plus de l'entrée prochaine de l'armée allemande dans Paris. Je vous le dirai tout entier.

» Après quatre mois et demi de siège , après huit combats et quatre batailles, dont l'initiative a toujours appartenu à l'assiégé; après le bombardement, qui a fait tant d'innocentes victimes; après la convention que la famine seule a pu dicter, l'ennemi devait à Paris les honneurs de la guerre, à moins qu'il n'eût aucun souci des traditions et des règles qui sont devant l'opinion les titres de la noblesse des vainqueurs et des vaincus.

» Pour Paris, les honneurs de la guerre, c'était le respect de son enceinte et le respect de son deuil.

» L'ennemi veut pénétrer dans Paris, alors qu'il n'a forcé aucun des points de l'enceinte, pris d'assaut aucun des forts détachés, enlevé aucune des lignes extérieures de défense!

1) S'il en est ainsi , que le gouvernement de la cilé lui soit rc-

généralement jugée comme regrettable et inopportune.

L'entrée des Prussiens eut lieu à onze heures du matin sans provoquer aucun incident grave, et conformément aux termes de la convention imposée pour la prolongation de l'armistice. L'armée d'occupation, forte de trente mille hommes, et composée de détachements fournis par le 6' et le IP corps prussien et le 2' corps bavarois, , s'étendit dans tout le quartier des Champs-Elysées, borné par la Seine, la place de la Concorde, la rue Boissy-d'Anglas et la rue du faubourg Saint-Honoré jusqu'à l'avenue des Ternes. Ces troupes arrivèrent militairement et s'organisèrent de manière à agir vivement, dans le cas où un conflit viendrait à se produire. Cette première journée fut tout entière employée à régler l'installation des soldats allemands, qui furent, les uns enfermés dans les monuments publics, et les autres logés chez l'habitant. Tout le quartier occupé par l'ennemi était surveillé par la première ligne de sentinelles de l'armée placées derrière des barri-

mis, pour qu'il ait seul l'odieux et les responsabilités de cette violence. Que par une muette et solennelle protestation, les portes soient fermées, et qu'il les ouvre par le canon , auquel Paris désarmé ne répondra pas.

1) Et laissons à la vérité, à la justice, à l'histoire, le soin de juger.

» Recelez, etc. Général Trochu. >'

160 L'ARAIISTIGE.

cades improvisées à l'aide de caissons vides d'artillerie, et elles se trouvaient ainsi face à face avec les sentinelles allemandes.

Pendant que toutes les troupes d'infanterie dont pouvait disposer le gouvernement étaient employées à ce service, pour lequel elles étaient tout au plus suffisantes, vu l'étendue de la ligne à garder, le parti de l'émeute avait le champ libre dans Paris. Il n'avait pas suspendu, même en une telle journée, ses détestables opérations, et ses adhérents, moins nombreux cependant que les jours précédents, étaient encore allés « manifester » à la place de la Bastille. Mais la foule ne célèbre plus l'anniversaire du 24 février : ce prétexte de troubles n'a plus sa raison d'être aujourd'hui. C'est aux agents de police qu'elle s'attaque actuellement, et ces agressions se succèdent du malin jusqu'au soir. A la rue de l'Ouest, un poste de gardiens de la paix est dispersé, après une lutte assez vive, par deux compagnies de garde nationale en armes, et forcé de se replier jusqu'à la rue de Tournon : un officier de police, M. Revel, et deux gardiens sont enfermés au poste de la rue du Château. Ailleurs, les pillages de munitions continuent ; on en signale dans le magasin de la rue de Flandre et sur les remparts du 1" secteur, où trois cents hommes se présentent munis d'ordres du Comité central qu'ils veulent faire exécuter les armes à la main. Des

visites domiciliaires ont lieu, pour la recherche des armes, à l'usine à gaz d'Auhervilliers et au siège de la compagnie, 6, rue Condorcet; trois cent cinquante fusils y sont enlevés. Enfin, le 103" bataillon se présente en armes au Luxembourg pour y enlever un canon ; on réussit à gagner du temps sans livrer la pièce réclamée, mais on est obligé, pour éviter un conflit, de laisser la garde du Luxembourg à la garde nationale.

Le soir même, arrive à Paris la nouvelle que l'acceptation des conditions de paix a été votée par l'Assemblée nationale, et M. de Bismarck en reçoit aussitôt l'avis par une dépêche télégraphique officielle datée de Paris à dix heures un quart. Il n'est pas douteux que cette dépêche causa un vif désappointement au quartier général de Versailles. L'ennemi s'était flatté qu'il aurait la joie ineffable d'humilier plus longtemps le vaincu : tous les corps de troupes qui composaient l'armée allemande devaient successivement, dans le projet de l'étatmajor général, venir par fractions visiter Paris. On avait compté que l'examen du traité de paix par l'Assemblée nationale donnerait lieu à de longs discours et occuperait de nombreuses séances. La nouvelle de son acceptation subite, le jour même où l'on pouvait croire sa discussion à peine commencée, obligeait les Prussiens, d'après les termes mêmes de l'armistice consenti par eux, à évacuer

aussitôt la ville. L'ennemi se résigna difficilement à cette extrémité, qui diminuait encore le caractère déjà si peu triomphal de son entrée dans la capitale de la France, et il chercha, à l'aide de mesquines subtilités, à retarder son départ. M. de Bismarck objecta que la paix ne pouvait être considérée comme conclue que lorsqu'il aurait entre les mains l'acte même qui consacrait sa sanction par l'Assemblée. Ce spécieux prétexte prolongea en effet de vingt-quatre heures le séjour des Prussiens à Paris, mais il faillit amener le conflit que le gouvernement s'était avec tant de soin étudié à éviter.

2 mars.

Lors de la discussion des conditions relatives à l'entrée et au séjour des Prussiens dans Paris, le quartier général allemand avait insisté pour que les officiers et soldats du corps d'occupation fussent admis à visiter les principaux monuments '. Alais les négociateurs français objectèrent que bien des dangers, et même des rixes sanglantes, pouvaient résulter de semblables visites ; elles devaient forcément mettre en contact les visiteurs allemands et la population, qui surveillait avec un soin jaloux toutes les issues du quartier où l'occupation avait

• Voir aux Appendices.

été restreinte. Il fut alors décidé qu'on se bornerait à faire entrer les soldats par petites escouades dans le palais et les musées du Louvre, ainsi qu'à l'hôtel des Invalides.

Le général Von Kanîmecke , qui commandait le corps d'occupation dans Paris, demandait, le P'^mars, à six heures quarante minutes du soir, si les mesures avaient été prises pour que la visite des monuments désignés pût avoir lieu le lendemain, à huit heures du matin. Comme la nouvelle de la sanction donnée au traité de paix par l'Assemblée avait fait espérer au commandant en chef que l'évacuation commencerait le 2 au matin, il avait dû croire aussi que les visites projetées par les Prussiens n'auraient pas lieu. Il se contenta donc de faire une réponse évasive et qui, sans engager aucunement sa responsabilité, pouvait néanmoins paraître satisfaisante à l'ennemi. Mais le lendemain matin , 2 mars , le général Von Kammecke revenait à la charge; il envoyait au commandant en chef le colonel prince de Putbus ' pour insister de nouveau sur l'exécution de la convention en ce qui regardait la visite au Louvre et

' Aide de camp du roi de Prusse, provisoirement détaché à Vélat-major du général Von Karamecke , pendant roccupalion prussienne à Paris. C'est le prince Guillaume, né en 1833, et qui est aussi membre héréditaire de la Chambre des seigneurs de Prusse.

aux Invalides, et pour en régler les détails. Le commandant en chef chercha à démontrer au jwince les difficultés considérables que devaient rencontrer ces sortes de visites. Pour le Louvre, il expliqua que la plupart des tableaux avaient été enlevés au moment du siège et expédiés au loin , et que le peu de salles où il pouvait se trouver encore quelques toiles et statues , ayant eu leurs fenêtres fermées et blindées en prévision du bombardement, l'obscurité qui y régnait devait rendre la visite projetée absolument inutile. Quant à l'introduction des Prussiens aux Invalides, elle avait des inconvénients bien plus graves encore. Les Invalides étaient situés en dehors de la ligne d'occupation, entourés d'une population très-surexcitée et que tous les raisonnements les meilleurs du monde n'empêcheraient pas de se livrer contre l'ennemi pénétrant dans leur quartier, et surtout dans un palais que les habitants de Paris avaient toujours considéré comme un sanctuaire sacré, à tous les excès que pourraient leur inspirer leur colère et leur vengeance patriotiques. Le commandant en chef se refusait donc absolument à prendre sur lui la responsabilité des conséquences peut-être terribles que la visite aux Invalides risquait d'amener.

Obligé de reconnaître la justesse de ces raisonnements, le prince renonça à parler plus long-

temps delà visite aux Invalides; mais, en revanche, il insista pour que celle du Louvre eût lieu, et il fallut se rendre à cette exigence. Toutefois , on crut devoir entourer l'entrée des Allemands dans le vieux palais de Henri II de toutes les précautions propres à préienir un conflit, et il fut décidé que les troupes ne se présenteraient que par petites fractions, et seraient dirigées sur le Louvre par le jardin des Tuileries et la cour du Carrousel. Ces troupes marcheraient en bon ordre et ne seraient pas armées.

Cette périlleuse promenade au travers du jardin et des deux palais commença à onze heures du matin. Une foule considérable encombrait la rue de Rivoli, se tenant tout le long des grilles des jardins des Tuileries et du Louvre ; elle s'étendait également sur la place qui fait face à la colonnade de ce dernier palais. Cette foule avait le cœur rempli des plus sinistres pensées de haine et de vengeance contre l'ennemi qu'elle pouvait apercevoir à deux pas d'elle, circulant sur la grande place qu'on lui avait abandonnée. Aussi, quand elle vit par les grilles des jardins passer les soldats allemands , puis entrer dans la cour du Carrousel, et enfin dans le palais du Louvre, il y eut une explosion spontanée de cris de rage et de colère contre cette visite, qu'en un tel jour on pouvait à bon droit — puisque la paix était signée et que l'ennemi le sa-

vait aussi bien que nous — considérer comme gratuitement vexatoire. Le commandant en chef avait prévu les scènes tumultueuses qui se passèrent à ce moment dans la rue de Rivoli, et surtout sur la place du Louvre , où des épithètes injurieuses furent échangées entre la foule qui occupait la place et l'ennemi qui venait se montrer fièrement aux fenêtres du palais, comme pour mieux étaler son triomphe. Il avait dû cependant, tout en faisant ses réserves, donner les ordres nécessaires pour que les stipulations de la convention fussent strictement exécutées; mais, par cela même, il voulut que de son côté l'ennemi les observât non moins rigoureusement que nous. Or, les premiers détachements de l'armée allemande qui étaient entrés aux Tuileries avaient gardé une attitude convenable et ne s'étaient pas écartés des prescriptions convenues. Mais bientôt des officiers se montrèrent à chei al dans le jardin, où ils vinrent caracoler le long des grilles, ayant à leur suite des ordonnances armées de mousquetons ; des sous-officiers parurent également avec leurs fusils, et enfin des voitures de louage d'un aspect misérable et grotesque, et que l'ennemi avait réquisitionnées chez des commerçants de bas étage, pénétrèrent aussi dans le jardin avec un certain nombre d'officiers dont une partie se tenait debout en regardant la foule de l'air le plus provocateur et le plus arro-

gant. La foule, de son côté, accueillit ces visiteurs et leur étrange cortège par des injures et des huées , et si la situation s'était prolongée , les grilles n'eussent certainement pas été une barrière suffisante pour empêcher le conflit si redouté d'éclater entre les vainqueurs et les vaincus.

Le commandant en chef ayant été prévenu que les Allemands n'observaient pas les termes de la convention, vint s'en assurer lui-même par ses yeux; il put voir la cour du Louvre traversée par une quantité de soldats étrangers, les uns en armes et à cheval, les autres en voiture, marchant par groupes isolés ou à la débandade, mais non pas en troupe et en ordre régulier, toutes choses absolument contraires à la convention. Il fit aussitôt prévenir le général Von Kammecke qu'il faisait fermer les grilles du jardin et suspendre les visites, et il envoya un officier de son état-major, le commandant Bourcart, pour assurer l'exécution de cet ordre. Le général prussien, qui était absent de son quartier général quand la dépêche du commandant en chef y arriva, se présenta pour entrer luimême aux Tuileries au moment où le commandant Bourcart faisait procéder à l'évacuation du jardin , et à la fermeture des grilles. Interrogé sur les causes de cette mesure, cet officier exposa avec détail au général les raisons qui l'avaient motivée, et celui-ci ne fit pas de difficultés pour reconnaître

que nous étions dans notre droit '. Il donna aussitôt des ordres pour arrêter les visites, qui auraient dû se continuer jusqu'au soir, et sans insister davantage, il se retira. Il était alors une heure de l'après-midi.

Dans la soirée, l'acte authentique de la ratification des préliminaires de la paix fut apporté par courrier de Bordeaux à Paris. Cette pièce fut immédiatement transmise à Versailles, et celte fois l'état-major allemand n'ayant plus aucune raison à alléguer pour rester plus longtemps dans Paris , se décida à donner l'ordre de l'évacuation de la capitale par ses troupes.

3 mars.

Dès le matin, les Prussiens quittèrent Paris. Les mêmes mesures qui avaient été prescrites dans l'intérêt de la sécurité publique lors de leur arrivée, furent également observées au moment de leur départ. A midi, il était complètement terminé, et nos troupes, reprenant possession des portes de la ville, les fermèrent, pour empêcher la population de se porter à la suite de l'ennemi jusque dans la zone neutre, où un conflit aurait

* Général Von Kammeche au général en chef.

u Les ordres les plus formels ont été donnés immédiatement » pour maintenir strictement la convention, à laquelle il ne peut n avoir été manqué que par une erreur regrettable. '>

pu éclater. Dans l'après-midi, la foule accourut en masse compacte aux Champs-Elysées, et elle pilla et saccagea les établissements des cafetiers ou restaurateurs qui — par force ou de bon gré — avaient ouvert leurs portes aux troupes allemandes.

Libre désormais de toute préoccupation du côté de l'ennemi, le commandant en chef put songer aux moyens qu'il convenait de prendre pour triompher des désordres intérieurs et mettre un terme à la situation inquiétante qu'entretenait leur prolongation. Elle n'avait d'ailleurs fait que s'aggraver encore pendant les journées des 2 et 3 mars : les manifestations continuaient à la Bastille; au faubourg Saint-Antoine, un bataillon appartenant au quartier de Belleville s'était montré en armes , et était venu enlever quatre pièces de canon sur les remparts du P"^ secteur; les armes des militaires malades à l'hôpital Saint-Antoine avaient été pillées, il s'y trouvait deux mille fusils. Au 9' secteur, un parc était établi place Jeanne d'Arc, et les émeutiers, aidés par quelques marins, remontaient sur leurs affûts les pièces des fortifications. On signalait aux remparts les mêmes faits de violence et de dilapidation : la poudrière du bastion 89 est prise et défoncée, et le soir devaient éclater, ainsi que nous le dirons plus loin, des désordres encore plus graves.

Le 3, les manifestations avaient encore dimi-

nué à la Bastille, mais pour se porter sur beaucoup d'autres points. Il ne restait là, placé sur le sommet de la colonne et dans la main de ce génie doré de la liberté, au nom de laquelle les chefs de l'émeute recrutaient leurs adhérents et proclamaient la révolte, que ce vil drapeau rouge, ignoble et éternel symbole des insurrections sanglantes et des révolutions sociales.

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