VERITE DE CE LIVRE
Maintenant, Chanson d'arriviste :
Tel serait millionnaire,
« — Ah! c'est toi, Mothschildt? allô! »
si, fatigué de misère,
il ne s'était mis à l'eau.
Se jeter à la rivière?
Non. Ça manque de terrain.
Prends tout à la belle meunière, plutôt, et va dans le train.
Il faut rire de la blague des uns, de la trahison des autres. Tout devient vague au mépris de la raison.
Car d'aller toujours très crâne rien n'empêche l'homme adroit s'il ne reçoit sur le crâne, juste, une tuile d'un toit.
De moi mon âme ravie le tait par urbanité :
un sot montre par l'envie son inféri-o-rité.
Au but! De belle humeur, ivre de ta confiance en Dieu !
Dieu, c'est toi, si tu sais vivre, et qui le croit l'est un peu.
Et puis après ? — Oui, la tombe^ trois petits tours, et l'on sort.
Le malin, avant qu'il tombe, se gare d'un méchant sort.
Pas plus mauvaise que bonne, La vie est ce qu'on la fait :
elle rend ce qu'on lui donne.
Quant aux vaincus, zut ! la paix î
^"i l'arriviste.
Du sentiment à revendre — ; Ça se vend — mais le cœur sec, masqué d'une phrase tendre, use encore d un échec.
Abats, gai. bref, sachant faire, sans renvoyer à demain, (Autrui n'est qu'un adversaire) l'obstacle en un tour de main.
Aucune déveine n'accable un type de volonté :
Il voit l'instant favorable luire dans l'adversité.
S'il ne vient pas, il le crée, sans l'attendre. Le prochain est malpropre; on s'en récrée, en y butinant un gain.
La vie est très amusante :
il faut la trouver ainsi.
Un gros dit qu'elle est usante.
Eh bien 1 elle le mincit.
On conquiert ce qu'on s'obstine à vouloir, et sans le sou, l'élégant, de belle mine, peut s'introduire partout.
Un tel cherche une capture et n'a qu'un attrait local, mais de sportsman fait figure, le cavalier sans cheval,
if-peus ani-pous, d'Erasme, Il convole, à Chicago, et ramasse par le spasme des millions à gogo.