‹ L'arriviste [microforme]Chapitre 22 sur 42 · LA CIGALE PREND SON VOL · texte numérisé non relu

LA CIGALE PREND SON VOL

mme Ne crois-tu pas que cela vaille ls peine qu’on en parle séri t ?

—Oui, très sérieusement, et c'est ce que je vais faire.

me, de folâtrer encore avec cette première amertume d’une âme candide.

Quel digne homme te voilà !

Dans tout ce que tu viens de me dire, je retiens et j'admire un mot : le mot “bâcler”.

mme

Tu bâcleras ; et près des ruines d’une affection normale, pure et trompée, l’arbitre de nos élégances se pavanera sans remords, un jour, au bras d’un laideron riche !

Tu ne voulais pas, tout à l’heure, me

i plaisanter. Pour cette fois, tu avais raison, je te le concède ; aussi, regarde-moi bien : je me fâchel!

—Et tu crois, n'est-ce pas, m’intimider par ce débordement de ton éloquence ?

Mais tu sais, j'ai fini de t’en emprunter.

Je me soucie fort peu maintenant de tes remontrantes de moraliste pour rire, tout autant que de tes idées et tes phrases sur la musique et la misanthropie, que j'empruntais jadis mais dont je ne saurais plus que faire. Je suis bien bon, vraiment, de te consulter en ami, sur des choses qui relèvent de mon franc arbitre.

Aussi, sauf la grossière insolence qu’il t’a plu de commettre à l'adresse d’une personne que tu devrais au moins respecter, je me moque pas mal de tes objurgations de rustaud non encore acclimaté dans le

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