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pour se demander ce que lui-même y est
. venu faire —I] parle, et dans les premiers
applaudissements qui accueillent sa parole, il sent qu’il y a dans cette foule un bon nombre d’électeurs de son âge, enfants d'hier, ses Compagnons de l’école primaire
reconnaître en cette conjoncture. Ce qu’il dit ne satisfait Pas d’abord toute sa pensée ; cepeadant, bientôt l’inspiration s’accüse, son verbe s'élève et il se laisse prendre à la griserie du succès,
tique, qui donnent carrière à sa valeur, en intéressant avant tout les électeurs ruraux.
Bref ! son triomphe fut complet. . Non-
française du Canada compte un tribun
ture libérale. Ce
sentiment fut à la fois si général, si spon-
é, si impérieux,
acclamation,
sition de Félix Larive
était déjà rendu au j
que les deux autres
l’avocat Guignard, déjà
les velléités d’oppo-
» dont le portrait ournal, nous Savons
102 L’ARRIVISTE mm cela, ce brave ‘antiministériel”, miné par une maladie incurable, avait Cru devoir remettre son mandat au moment où des nuages inquiétants s’amoncelaient au firmarmnent politique, et de graves questions d'intérêt national allaient être discutées et décidées, entre autres, la suppression du bilinguisme au gouvernement fédéral.
C'est cette question dont Guignard avait fait le principal sujet de son impromptu à Saint-Raphaël. Il la traita avec prudence mais ‘avec une grande énergie, parce qu'il n’avait pas attendu cette heure pour en faire sérieusement l'étude. Le vieil acquis de ses réfléxions et de ses recherches le servit à souhait.
Voilà pourquoi son auditoire si promptement reconnut en lui l’homme de la situation ; pourquoi aussi, les deux autres aspirants à la candidature s'effrayèrent, sans le dire, devant la tâche ardue qu’ils voulaient affronter.
Mais l’ami de jeunesse, l’ex-confrère, que devait-il penser de celui dont il s'était