LA BATIE-ROLLAND
Géographie * Statistique
A i 1 ,865 métros de Marsanne, son chef-lieu de canton, ii 9,970 mètres de Montélimar et a 54,410 mètres de Valence, dans la gracieuse vallée du Jabron, affluent du Roabion, le bourg de La Bâtie-Rolland aligne ses maisons blanches, le long de la route départementale n°2 de Montélimar à Dieulefit. L'ancienne agglomération se groupait davantage autour de la forteresse; construite au sommet du mamelon de mollasse, qui a donné son nom au pays. Bastia, Bastka et Baslkla, en effet, d'après Ducange, signifie défense, tour ou château et même propriété rurale avec maison d'habitation. « On croit, » dit M. le baron de Coston, que les mots bastion, bastir, » bastiment. etc., qui ne remontent pas au-delà du xnr » siècle, viennent d'un radical qui signifie bâton, pieu, • pièce de bois. Dans le moyen-âge et surtout dans les » pays couverts de forêts, la plupart des maisons étaient » construites en bois.... Ces constructions tirèrent leur » nom du radical bast, bâton, poteau, pièce de bois. »
Il est permis de conclure de là qu'à l'origine de la féodalité, le sol de La Bâtie était encore couvert de forêts et que le premier ou l'un des premiers seigneurs des maisons construites près du fort lui adjoignit son nom de Rolland, « gouverneur ou gloire du pays. »
Toutefois, La Bâtie-Rolland, malgré la beauté de son nom et de son territoire, n'a jamais eu, je crois, grande importance dans les siècles passés. En 1735, on y comptait 91 familles; en 1780, la population était d'environ 450 personnes, ce qui donnerait à chaque famille de 4 à 5 membres.
Voici les fluctuations signalées à cet endroit par les recensements :
Ménages.
Ames.
Rapport.
Le nombre de maisons était, en 1835, de 1*29; en 1846. de 173; en 185!;, de 160; en 1866, de 175. Voici la contenance cadastrale de la commune en 1835 :
Bois dos particuliers, 30 hectares.
Terres labourables, 539 — , Vignobles, 119 —
Prairies, 13 —
Pâturages, 89 —
Routes, chemins, etc., 26 —
Terres incultes, 9 —
Maisons et édifices, 3^ —
Total 828
M. Merinoz, directeur des contributions directes, en 1839, portait le revenu des propriétés bâties à -2,571 fr. ; celui des propriétés non bâties, à 28,919 fr. ; total, 31 ,490 fr. ; le revenu moyen par hectare, à 36 fr. 06 c. ;
le nouveau contingent, cà 2,279 fr., et la contribution moyenne, à 2 fr. 61.
En 1735, la contenance était de 3,589 sétérées de 500 cannes à 8 pans carrés, dont 844 en fonds nobles ou exempts, de 192 livres d'estime, et de 2,745 en fonds roturiers estimées 388 livres 12 sols.
Deux rivières traversent le territoire de La Batieltolland, le Jabron et le Vermenon.
Le Jabron prend sa source au-dessus de Dieulefit et se jette dans le Koubion à Montélimar ; le Vermenon, son affluent, prend naissance entre Salettes et Châteauneufde-Mazenc. « Le premier, disaient les consuls et notables » en 1789, arrose une partie de la plaine, du 1er mai au » lrr septembre, moyennant 27 sols de redevance par » sétéréc, d'après une concession des seigneurs de Châ- » teauneuf-de-Mazcnc. Ses eaux ne sont propres qu'à » rafraîchir et à greuzer l'engrais qu'on a mis sur le sol, « et si on l'oublie, l'année d'après, on ne recueille aucun » fourrage. D'ailleurs sa rapidité, venant des plus hau- » les montagnes, cause dans la plaine les plus grands » dégâts. Dans sa fureur, il ne respecte aucune digue. » Le Vermenon n'est p:is autant à craindre, quoique » redoutable. Dans de certains temps, divers particu- > liers essuient ses traits, son eau est également sans » engrais et n'est propre qu'à rafraîchir. D'ailleurs, ce » ruisseau, à cause de la profondeur de son lit, n'arrose « que peu de terres, et le seigneur se le réserve presque « en entier pour son domaine de Clérieux. »
La difficulté d'arroser entraine la difficulté d'établir des prairies, et celle-ci la difficulté d'avoir du bétail. En 1789, il y avait quelques mules et mulets, très-peu de bœufs et point de vaches, quelques moutons et brebis exposés à une mortalité annuelle faute de sel et de bons fourrages. Quant au sol, les agents de la commune le
qualifiaient alors de « glaiseux, argileux, sablonneux et » pierreux, sa profondeur ne donnant pas au-delà d'une » bonne lochetée. »
Les différents genres de récoltes qui se perçoivent consistent, d'après le mémoire de 1789, en seigle, blé, avoine, vin, quelques fruits et quelques mûriers de courte durée, à cause du vent et du peu de profondeur de la terre végétale. « C'est néanmoins la seule récolte » qui fournit aux besoins des habitants, et si elle man- » que, tout le nécessaire leur manque. On fait ordinai- » renient éclore cinq livres de graines. »
Le rapport, année commune, entre la production et la consommation, accusait, en 1789, un déficit de moitié. « La vie des habitants est des plus frugales : quelques » mauvais légumes mal assaisonnés, du mauvais pain » sec détrempé dans l'eau et très souvent de leurs lar- » mes, font leur nourriture ordinaire. »
« Dans le temps de disette, on a recours à la Bour- » gogne. Nous n'avons point de productions surabon- » dantes, point de marchés, point de foires, point de » commerce, point d'industrie. »
En 1735, la situation n'était pas meilleure, et le revenu d'une sétérée de terre était porté à 1 livre 10 sols, celui d'une sétérée de pré à 5 livres, celui d'une sétérée de vigne à 3 livres.
Le sétier de blé, valant de 5 à 6 livres, pesait 100 livres.
— de seigle, — de 3 1. à 3 l. 15 sols, — 92 —
— d'orge, — 2 livres, — 60 —
— d'avoine, — 1 — — 50 —
— de légumes,- 3 — — 92 —
M. Scipion Gras, en constatant la présence à La Batie- Holland de quelques bancs minces et peu étendus du second terrain marin, croit ces lambeaux de mollasse les restes d'une couche plus étendue qui aurait occupé au-
DE MONTELIMAB
trefois une partie de la plaine. Ils sont d'ailleurs remarquables, dit-il, en ce qu'ils sont complètement indépendants du terrain d'eau douce moyen et de la mollasse supérieure dont on n'aperçoit aucun vestige. Leur partie inférieure est intimement liée à des sables verdàtres remplis de silex appartenant aux grès verts ; au-dessus, on n'observe que des cailloux roulés, quartzeux, du terrain diluvien, semblables à ceux du Rhône, bien qu'à 1 50 mètres plus haut. « Leur hauteur marque proba- » blement l'ancien niveau des eaux; celles-ci se sont » abaissées en même temps que le barrage qui les rete- » nait, et c'est alors qu'a commencé le creusement du » bassin, qui a dû s'opérer avec une grande facilité, à » cause du peu de consistance des sables et des grès » dont il était rempli. »
M. Lory cite les assises inférieures de la mollasse des collines de La Bàtie-Kolland et Puygiron comme renfermant des fossiles.
Une culture intelligente a su tirer parti du sol, et le tableau des récoltes de 1867, année peu fertile, comme on sait, accuse cependant des résultats satisfaisants :
HecUres ensemencés. Produit moyen par hectare.
Blé, 217 6 hectol. 45
Seigle, 13 10 —
Méteil, 10 8 —
Orge, 4 10 —
Avoine, 50 11 —
Pommes de terre, 81 25 —
Vignes, 219 6—84
En 1854, la récolte fut meilleure :
Hectares ensemencés. Produit moyen par hectare. Blé, 250 12 hectol.
Seigle, 8 13 —
Méteil, 10 12 —
Orge, 4 25 —
Avoine, 16 22 —
Les vignes donnèrent 700 hectolitres de vin. Une autre récolte capitale a, depuis 1844), subi de ruineuses fluctuations : c'est celle des vers à soie :
Onces de (rralne*. Kilogr. de cocons.
Les impôts de la communauté comprenaient, en 1735 :
La taille 1,376 liv. 13 sols.
Le ban vin 214 — 19 —
La capitation 573 — » —
Les charges locales ..... 312 — 14 — Le dixième 300 — 16 —
Total 2,778 liv. 2 sols.
« L'impôt territorial, disait-on en 1789, approche de 3,000 livres ; ajoutons que le seigneur possède les meilleurs fonds, qu'il exige de ses vassaux un vingtain sans titre, lequel uni à la dime enlève annuellement la 12e partie de leur récolte; 1 émine d'avoine par habitant, 1 poule, 1 corvée et 27 écus réversibles sur toute la communauté, et qu'il a de plus un moulin et un four au 20e, et tout cela considéré et examiné de près présentera un tableau de misère bien grande chez les habitants. * Voici le budget local de 1789 : 40 livres pour le presbytère, 60 pour les gages des officiers municipaux, 4 pour le cierge pascal, 1 livre 4 sols pour les registres, 6 livres pour le valet de ville, G pour la commission de Die, 72 pour l'instituteur t qui ne demeure que six » mois de l'année eu égard à la médiocrité de la somme, » total ordinaire : 189 livres 4 sols.
En 1836, les impôts étaient de 5,041 fr. 67 c.
En 1840, — — 5t894 48
En 1850, — — 7,963 ?3
En 1868, — — 10,357 30
Le budget communal de 186-2 expliquera cette augmentation :
Recettes du principal 5,546 fr. 65 c.
Dépenses — 5,364 26
Recettes du supplémentaire . . . 15,746 90 Dépenses — ... 15.948 05
Je dois une bonne partie de ces renseignements statistiques à M. Pellegrin, instituteur communal de LaBatie- Rolland, fonctionnaire aussi intelligent que dévoué.
La Paroisse
Succursale depuis 1807, époque de la réorganisation paroissiale, La Bâtie-Rolland dépendait avant 1789 du prieuré de St-Marcel-lès-Sauzet, ordre de Cluny, et de révéché de Valence.
Le pouilfé du xiv siècle, publié par M. l'abbé Chevalier, ne place à l'église St-Andéol qu'un chapelain non cotisé au rôle des décimes réclamés par le Roi. En 1516, le curé paie 1 livre 1/2, et en 1548, 6 livres.
En 1728, il a pour tout revenu 300 livres de portion congrue et 20 livres de casuel ; les autres droits appartiennent au prieur commendataire de St-Marcel-lès- Sauzet.
Placée non loin d'une modeste rivière et dans une gracieuse vallée, au nord-ouest et à vingt minutes du village, l'église de St-Andéol, aujourd'hui chapelle du cimetière, réunissait toutes les conditions des lieux de pèlerinage : l'isolement des habitations et la beauté du site.
Elle remonte, selon M. l'abbé Vincent, un* de nos archéologues et de nos écrivains dauphinois les plus instruits, au xne siècle, et peut-être même au xnr, car le roman fut longtemps en honneur auprès des architectes méridionaux, et c'était justice, autant à cause de la simplicité de ce style que de la forme gracieuse de ses arceaux.
Il ne reste guère de l'époque de la construction première que le portail curieux, et au-dessus qu'une fenêtre à plein cintre divisée par une colonne formant meneau, chose assez rare dans le style roman.
Raymond de Turenne ou les Compagnies franches ayant ruiné la nef de l'édifice, vers la fin du xiv* siècle, on lui substitua un appendice en style ogival de la décadence.
Le plan de l'église représente un carré long, terminé au levant par une abside. Quant h l'appareil extérieur, il est régulier et de médiocre grandeur.
Tel quel cet édifice religieux mérite l'attention des archéologues, et il serait bien désirable que des ressources suffisantes permissent de le restaurer et d'en assurer la conservation.
Après l'abandon de St-Andéol comme paroisse, le service religieux s'est fait dans la chapelle du château; mais le village en se développant a voulu posséder en son sein une église convenable, en style néo-roman. Malgré quelques imperfections de détail, cette construction ne manque dans son ensemble ni d'élégance ni de grandeur.
DE MONTÉLIMAR — k
Une inscription de la chapelle du château qui m'avait été signalée par M. l'abbé Mayousse, le zélé pasteur de la paroisse, porte ce qui suit :
Non tua quœ tua sunt quia Post mortem tua non sunt :
Quare dare non poteris dum mortuus (ueris. Fac bene dum vivis, si vivere vis. — Peccalum meum contra me est semper. — Il nous faut tous mourir.
Cette littérature lapidaire renferme une véritable exhortation à donner ses biens à l'église. En effet : la certilude de la mort, l'effet du péché, l'obligation de bien faire pendant la vie, si l'on veut vivre éternellement ; l'impossibilité de disposer après la mort des biens dont nous jouissons comme simples usufruitiers, voilà bien les principales raisons des libéralités pieuses.
Il ne parait pas que cette exhortation, peu intelligible pour le vulgaire, à la vérité, ait porté de grands fruits, car le curé de La Bâtie-Rolland n'avait guère que sa portion congrue, c'est-à-dire 300 livres par an, alors que le prince Louis-Kenê- Edouard de Rohan, abbé de La Chaise-Dieu, touchait les autres revenus comme prieur de St-Marcel. Les commendes, en remettant aux mains d'un seul les biens de plusieurs bénéfices, furent une des principales causes de la cessation des donations aux églises, qui n'en profitaient plus en réalité.
Le Fief
l'n recueil de chartes, fait en 1637, par trois notaires et un prêtre archiviste, sur des copies plus anciennes, connu sous le nom de Cartttlaire des Adhèmar, renferme une donation d'illustre Lambert-Giraud Adhémar de Monteil, héritier universel de Giraud-Hugueset de Brigitle d'Albret, ducs de Gênes, vicomtes de Marseille et barons de Monlélimar, à Charles- Adhémar de Monteil, son frère puîné, comprenant une foule de châteaux, de liefs et d'arrière-fiefs, comme La Bâtie-Rolland, Allan, Puygiron, Montboucher, Portes, La Touche, Rochefort, Cléon-d'Andran, etc.
Cet acte, écrit en style du xivc siècle, alors qu'il est daté du 25 janvier 83*2, assurerait à La Bâtie-Rolland une haute antiquité, s'il était authentique ; mais la fausseté en ressort de tous les mots du texte.
Le même carlulaire contient une charte de concession de franchises octroyée aux habitants de Montélimar, en 1 198, par Giraud el Lambert-Adhémar, leurs seigneurs, et par les barons de La Garde et de Rochemaure, fils de Giraud el de Lambert. Une inscription lapidaire nous a conservé le sens de la faveur accordée dans cette charte, (pu; l'on peut ainsi regarder comme authentique. Or, parmi les témoins de l'acte de gracieuseté fait à leurs vassaux par les seigneurs de Montélimar, figure Lambert Rolland, seigneur de La Bâtie.
D'où venait ce gentilhomme qui a laissé son nom au
village construit autour de sa demeure par quelques compagnons d'armes ? On l'ignore. Il est probable toutefois que la famille des Adhémar fut le principal auteur de sa fortune.
En 1*262, Hugues de La Bâtie, fils de Rolland, signait comme témoin le contrat de mariage de Philippine des Armands avec Pierre de Chamaret, et, en 1380, Louis de Poitiers, comte de Valentinois, annulait l'hommage extorqué de vive force à Giraud de La Bâtie-Rolland, pour la terre de même nom, pendant la guerre engagée contre le seigneur de La Garde. Avant de parler de cette lutte, remarquons ici que Rolland donne d'abord son nom à la terre et au château (Basile), et que ses descendants, en retour, prennent celui de La Bâtie, c'est-à-dire de la terre. (1)
Ici je laisse la parole à Chorier : « Le comte de Valen- » tinois n'avoit pas laissé de faire la guerre à Hugues- » Adhémar, seigneur de^a Garde, qu'il prétendoit son » vassal, sans la lui avoir déclarée. Il avoit couvert ses » terres de troupes de gens armés, occupé la portion de
• celle de Montélimar qui étoit à lui, forcé son château,
• enlevé ses biens, emprisonné ses domestiques et ses » sujets et saccagé les terres de Ruinac (Roynac), de
• Monlboucher, de Ras (Rac), de La Bâtie-Rolland, de » St-Gervais et la parerie de St-Etienne. »
De Boville, gouverneur du Dauphiné, dut intervenir dans l'intérêt du roi Charles V, dauphin de Viennois, sous la protection duquel Hugues s'était placé, t II corn- » mit le soin de régler ce démêlé à Amédée de La Motte,
• chevalier, et à Renaud de Rémond, bailli et juge des » baronnies de Mévouillon et Montauban. ■ Ces deux personnages, étant allés dans les terres tenues en fief de
(1) Pithr.n-Curt. HiHoire de la noblesse du Comlat, I, 79; — Inventaire de la Chambre des comptes, t. E. (Valentinois).
l'Empereur et du Dauphin, par le seigneur de La Garde, y arborèrent les armes de l'empire et de Dauphiné, déclarant que le gouverneur « les mettoit sous son expresse » et particulière protection » 11 fallait de plus trouver le comte « pour traiter avec lui, et, s'il le refusoit, pour * lui signifier les ordres du gouverneur et ce qu'ils » avoient fait pour mettre Hugues et ses terres en » sûreté. » Mais Louis de Poitiers évitait à dessein leur rencontre et les menaces faites à ses gens demeuraient à peu près vaines. Bien plus, non content de ruiner le château d'Hugues dans Montélimar, il avait fait de nouvelles levées et livré les terres du seigneur de La Garde aux troupes d'Aimon de Hochemaure et de Guillaume de Poitiers, bâtard de Langres.
Sur ces entrefaites, Giraud Adhémar, seigneur de Montélimar etdeGrignan, qui avait épousé la cause de son parent, voit son territoire envahi par les gens du comte de Valentinois; il implore le secours du roi-dauphin, toujours heureux d'étendre son influence. Hugues des Aures, envoyé du bailli et juge des Baronnies, informe Louis de Poitiers de l'octroi de la sauvegarde delphinale fait au seigneur de Grignan. Le comte de Valentinois « étoit alors avec ses troupes dans le mande- » ment de Montélimar qu'il achevoit de ruiner. » Quand il eut entendu des Aures et vu les lettres du gouverneur de la province, il choisit habilement pour juge de sa querelle le roi-dauphin lui-même, et Charles dit le Sage la termina, au dire de Chorier, à la satisfaction de chacun. (1)
Voilà le seul événement un peu considérable qui se réfère à l'histoire de La Bâtie-Holland, sous la première dynastie de ses seigneurs.
(1) Histoire générale, n, p. 273-74.
DE MONTELIMAR
Giraud de La Bâtie ayant épousé Isabelle de Cornillan, d une ancienne famille qui a donné son nom à LaBaume- Cornillane, laissa ses biens, faute d'héritiers directs, à la noble dame ; celle-ci les donna à Pierre de Cornillan, son frère probablement, et Brunissende de Cornillan, fille de Pierre, les porta en dot à Humbert Ier de Beaumont, deuxième fils de François Ier, seigneur de la Frette, et île Polie de Chabrillan, de l'illustre et antique maison du baron des Adrets et de vingt autres personnages illustres.
Avant d'aller plus loin, je crois utile de présenter un résumé de la filiation des nouveaux maitres de La Bâtie- Rolland :
1389. Humbert I" /
Per rouelle de Cordon .J . !
BrunisendedeCorniUan^ Andre- 1430. Louis j Guillaume,
fjouise de Grolêe Neyricu \ Humbert.