Guillaume
Antoinette Atleman de
Champ {
) Claire,
Claude, etc.
,5,G'Claudft » ÏSne I"
Radegonde d'Vrre | ^
1570. Antoine Ier j Gaspard,
MarguerUe de Monteuœ \ Magdeleinc, etc.
1600. Gaspard / Louis,
Antoinette de Yilllette du Charles,
Mey \ Antoine, etc.
Les Beaumont
Humbert Pr de Beaunionl reçut, en 1430, de Louis- Adhémar deMonteil, seigneur de La Garde, l'investiture de la terre de La Bâtie-Rolland, qui lui av ait été adjugée, en 14-17, au prix de 1400 llorins de Piémont. Cette somme venait en déduction des 1800 florins dus par noble Giraud de La Bâtie à Pierre de Cornillan, beaupère d'Humbert.
Louis, fils de ce dernier, n'a attaché son nom à aucun acte se rattachant à notre monographie.
Le 11 avril 1515, Guillaume, fils de Louis, seigneur de Pellafol ou Barbières, au pied des montagnes qui séparent la plaine de Valence de la pittoresque vallée de Saint-Jean-en-Royans et de Léoncel, disposa de ses biens à La Bàtie-Rolland, dans la chambre des hôtes du château, en faveur de Claude, Claire, Louise et Jeanne, ses enfants. Il élut sa sépulture dans l'église paroissiale du lieu, devant l'autel de la Ste-Vierge, et voulut la présence de cent prêtres à ses funérailles. Parmi les témoins de l'acte se trouvent Claude Mathey, vicaire de la paroisse, Etienne Gaillard, Jacques Bérard et quelques autres habitants de La Bâtie.
A son tour, Claude ordonna, par testament reçu dans la cliambre basse du château de La Bâtie-Rolland, devant noble Imbert de Monts, prieur de Sauzet, Benoît Mathey, etc., que son corps reposerait en l'église paroissiale de sa terre, et il laissa l'usufruit de la seigneurie à Rade-
gonde ou Magdclcine d'I'rre, fille de Jordanon, co-seigneur d'Eurre, quil avait épousée en 1498.
On a, de Tannée 151b, une « licence pour fere ense- » puelir noble et puissant seigneur Claude de Beaumont, » seigneur de La Bâtie-Rolland, dans la chapelle fondée » en l'honneur de Notre-Dame, dans laquelle a esté en- » sepueli feu noble Guillaume, père dudit Claude, concé- » dée par R. P. en Dieu M" Claude deTornon, evesque » de Viviers, vicaire-général de R. P. en Dieu Mre Gas- » pard de Tornon, evesque de Valence. »
Antoine, fils de Claude, servit avec distinction sous le chevalier Bayard, portant le nom de capitaine Barbières. A la mort de Jean, son frère ainé, seigneur de La Bâtie- Rolland, il eut à soutenir un procès contre deux de ses sœurs : Françoise, femme de Guillaume Athénoul (Atténot) de Gordon, et Louise, femme de Maurice Joubert, de Baix-sur-Baix. « Ses beaux-frères s'étoient emparés » par violence du château de La Bâtie-Rolland et s'y » étoient établis. » Antoine de Beaumont, fort de la substitution portée au testament d'HumJ)ert Ier, son trisaïeul, les attaqua en justice et une sentence de Claude Colas, plus ancien avocat en la sénéchaussée de Montélimar. du 23 juin 1559, décida provisoirement que les revenus de la seigneurie seraient mis sous séquestre sans préjudice du droit des parties. L'affaire portée au Parlement de Grenoble se termina par une transaction du Ier mai 1562 qui attribuait à Antoine de Beaumont la seigneurie de La Bâtie-Rolland « sous certaines conditions ^ dont on ignore le détail. »
Agé de 70 ans lorsque les troubles civils se rallumèrent, Antoine voulut aller offrir au roi les conseils de son expérience ; c'était le moment où le baron des Adrets, son parent, s'était rangé du parti de la cour. Mais avant d'entreprendre un voyage aussi long que périlleux, le
vieux guerrier fit son testament, à Barbières, le 7 octobre
« Il choisit sa sépulture, s'il meurt en Dauphiné, dans » l'église de La Bâtie-Rolland, au tombeau de ses ancé-
• très ; veut que ses funérailles soient faites «à la mode de » capitaine : savoir être suivi par tel nombre d'enseignes
• qu'il a eu charge pour le service du roi ; institue son » héritier universel Gaspard, son fils, et lui substitue ses » tilles, à la charge par leurs maris de prendre les nom » et ai mes de la maison du testateur. C'est la première
• fois, ajoute l'historien de la maison de Beaumont, » qu'on dérogeoit au pacte de famille et aux substitutions » «lui excluoient les filles de la succession des princi- » paux fiefs de la maison, méthode qui avoit pourtant » été fort utile à Antoine de Beaumont et qu'il avoit » bien su faire valoir dans l'occasion.
« Gaspard de Beaumont, héritier universel de son » père (1569), eut pour tuteur Sébastien de Monteux, » seigneur de Miribel, son beau-frère. Il testa mineur, » en 1574, avant que de s'acheminer h un voyage qu'il » a délibéré de fere et d'aller se mettre à la suite de » quelque prince ou grand seigneur, comme la cou- » tume est aux gentilshommes de son âge. Il avoit 17 » ans. »
Sébastien de Monteux était héritier de son pupille ; mais celui-ci passa sa vie à combattre, à vendre des terres et à faire des testaments.
En 1578, Gaspard se mariait à Crest et le 17 décembre 1585, étant sur le point d'aller guerroyer en Guyenne, il y faisait un nouveau testament. Afin de se soutenir avec dignité au service du roi Henri III, il dut supporter de grandes dépenses et vendre sa terre « de La Bâtie- » Rolland, la plus considérable de celles qu'il possédoit. » Ce fut Louis de Blaïn, sieur du Poet, qui en fit l'ac-
» quisition, en 1591, pour la somme de 0,980 écus, et
• comme le seigneur d'Autichamp s'étoit encore réservé
■ quelques droits, il las lui céda par accord du 11 juin
» 1594, pour le prix de 3,330 écus, sommes assez con-
» sidérables alors. » (1)
Les Do Poet
La famille des Marcel Blain du Poet commence, d'après La Chcsnaye-des-BoisetPithon-Curt, avec Charles Marcel, établi à Housset (Drôme), témoin, en 1361, du contrat de mariage de Gonet Attenot (Athenoul et Aténor), seigneur de La Bàtie-Kolland, avec Jeanne de Bellecombe. Guy Allard mentionne deux familles de mêmes armes et nom au diocèse de Die : celle de Crochans, déjà connue en 1335 et celle du Poet, anoblie par Louis XI, en la personne de Jean Marcel, de Marsanne, en mars U73. De son côté Y Armoriai du Dauphim! insinue que Pithon-Curt, n'a pu faire remonter les Marcel- Blain à l'année 1335 que par suite d'une confusion, « prenant la filiation de l'une des deux familles pour » celle de l'autre. » Je n'entends pas, en l'absence de titres, juger le différend, ni même éclaircir les points obscurs de la généalogie des Marcel, qui, par suite du mariage d'André avec Marguerite Blain, dame du Poet-
(r Histoire généalogique de la maison de Beaumonl, par l'abbé Brizard.
Raymond, Marguerite.
Louis.
Célard, héritèrent du nom et des biens de Louis de Blain, lieutenant du roi au marquisat de Saluées, (1) en
Voici la filiation donnée par Pithon-Curt : 1449. André Marcel (in
/° Marguerite de Blain
2° Jeanne de Montrigaud \ ,L 14G8. Jean II de Marcel Blain j Gabriel,
Jeannette du Puy \ Antoinette.
1504. Gabriel
Marguerite de Priam
Blanche du Puy 1545. Raymond
Blanche de Caritat « Louis Marcel Blayn, (2) baron du Poet, fut, dit M. » Long, un capitaine des plus signalés en Dauphiné » parmi les protestants. Il est le premier à prendre les » armes dans les premières guerres ; on le trouve dans » toutes les entreprises hasardeuses. • (3) Mais, avant d'esquisser sa biographie, il faut prouver qu'il était seigneur de La Batie-Rolland.
Or, Y Inventaire de la Chambre des Comptes de Grenoble mentionne la délivrance faite le 9 décembre 1589, après un quatrième encan de la terre précitée, à noble Louis de Blain, seigneur du Poet, dernier enchérisseur, pour la somme de 6,980 écùs, à la requête de noble Hercule de L'Espinc et d'Antoinette d'Espinasse, sa femme. Seulement, au lieu d'en attribuer la vente volontaire à Gaspard de Beaumont, comme il a été dit, 17/i-
(1) Guy Allard et Y Armoriai du Dauphiné écrivent à tort
(2) Les auteurs écrivent Blain et l'on prononce ordinairement Blaïn.
(3 la Réforme et les Guerres de religion en Dauphiné.
DE MONTELIMAR
ventaire la fait poursuivre en justice contre Jeanne, Diane et Françoise de Gaubert el contre les liéri tiers de noble Antoine Athénor, seigneur de Gordon. Espérons que des documents inédits permettront d'éclaircir ce point
Louis de Marcel Blain fut mis en possession, le 13 mars 1590, « du château ruiné, du four, du moulin, de
• la grange appelée Grange-du-Seigneur, des prés, » terres, fonds, propriétés, censés, renies, tâches, che-
• valages et autres revenus dépendants de la seigneurie » de la Bâtie-Rolland. »
Henri IV, par lettres-patentes du 31 octobre 1590, lit abandon à du Poet, alors gouverneur de Montélimar, « des lods, ventes et autres droits seigneuriaux dus à » S. M. à cause de l'adjudication à lui faile de la terre » de La Bâtie, » dont il reçut l'investiture à charge d'hommage, le 51 août 1591. D'après le calcul de la Chambre des Comptes (arrêt du 19 juillet 1591), ces lods arrivaient à 1,153 écus 20 sols, à raison du 6e denier. Quant à l'hommage, il fut prêté le jour même de l'investiture. (1)
Jean-Baptiste Escalin des Aimars, tils légitimé du célèbre capitaine Paulin, baron de La Garde-Adbémar, réclama bientôt après, comme seigneur direct, à Jeanne d'Allian, {'2) veuve et héritière universelle de noble Louis de Marcel-Blain du Poet, les lods au 4e denier du prix d'achat de la seigneurie de La Bâtie-Rolland et la reconnaissance de sa directe, à la forme des titres anciens.
En vain la défenderesse répondit que les lods deman-
(1) Inventaire de la Chambre des Comptes, aux Archives de la Drôme.
< 2) D'une famille bourgeoise de Crest, d'où sortirent Pierre, avocat au Parlement de Grenoble, sous Henri III, Philibert, visénéchal de Crest, en 1611, Etienne, consul de la même ville en 1648, et François, jôsuite. écrivain du xvji' siècle.
dés avaient été payés au roi et que plusieurs terres nouvellement acquises soit des vassaux, soit des Moreton- Chabrillan, avaient été unies au fief ; elle fut condamnée le 15 juillet 1605, au Parlement de Grenoble, à remplir ses devoirs féodaux.
Une nouvelle difficulté naquit de son refus de rendre l'hommage en personne, sous le prétexte, légitime d'ailleurs, que le droit des fiefs et la coutume de Dauphiné l'autorisaient à le faire par procureur. Un nouvel arrêt du même Parlement, à la date du 15 mai 1607, obligea la défenderesse « à passer reconnaissance et faire hom-
• mage en personne ou par procureur à ce spécialement » fondé, au demandeur, du château et fief de la terre de
• la Bâtie-Holland et droits en dépendants, mentionnés » tant en l'achat de ladite terre par feu noble Louis de » Blain, sieur du Poet, le 24- juin 1591, que des rentes » et devoirs seigneuriaux qu'il percevait en ladite terre. » ensemble à payer les lods du prix porté par ledit achat.
• à raison du 6e denier. » (1)
L'hommage, dit Salvaing de Boissieu, étant un acte de respect et de révérence envers le seigneur, il est juste qu'il se fasse avec quelque solennité qui marque sa nature ; la forme en est différente selon la coutume des lieux. A son exemple, je ne rappellerai aucun des usages bizarres auxquels certains vassaux étaient soumis, comme de contrefaire l'ivrogne, de présenter une alouette liée sur un char, parce que l'on n'en trouve aucune trace en Dauphiné, où le vassal, nu-téte, mettait ses mains entre celles du seigneur et lui promettait fidélité et dévouement. (2)
Louis de Marcel Blain, fils de Pierre II, co-seigneur de
(1) Inventaire de la Chambre des Comptes; — Usage des Fiefs, chap. vu.
(2) Usage des Fiefs, id.
DE MONTÉLIMAH
Savasse et Sauzet, héritier et cousin de l'illustre capitaine de môme nom, s'unit, en 1609, à Justine de La Tour-Gouvernet, et ensuite à Crispine Gaillard. Il fut père, entre autres enfants, de René-Hector, dont la filiation suit :
1636. Hené Hector / François,
Jeanne d'U rre J Isabeile,
Louise d'Jfostun [ Marguerite, etc.
1672. François j Joseph-François,
G. d'Audiberl de Limon \ Laurent, etc.
1713. Joseph-François i Joseph-Laurent,