I. Soirées des serviteurs de saint Joseph, p
Les Neuv aines 299
monde voulait voir sa jambe : le mollet y était repoussé, mais dur comme une pierre*. »
N'est-ce pas un exemple rassurant pour les suisses de grande paroisse? Les voilà fixés sur le moyen d'avoir toujours un mollet superbe à introduire dans leurs bas blancs.
Étonnez-vous apcès cela du succès des neuvaines !
M. l'abbé Roy, qui a fondé dans la Haute-Marne, à Aizanville, une association en l'honneur du saint à lu mode, — j'ai nommé saint Joseph, constate dans une brochure-prospectus que, bien que son association soit « née d'hier » seulement , a vingt-cinq mille neiivai^ nés ont été déjà demandées au sanctuaire et que des faveurs sans nombre ont été obtenues par les associés '-.«
Il n'est donc pas absolument nécessaire de dire ses neuvaines soi-même ; on peut charger de ce soin le directeur d'une pieuse association : je ne dirai pas précisément moyennant finances, mais dans des conditions très-proches parentes de celle-là, car le règlement de l'association mentionne avec un certain art :
a L'ofifrande envoyée ordinairement à l'occasion de ces neuvaines qh facultative ». (P. 35).
Les modèles de lettres envoyées en remercîment du succès des neuvaines ne sont pas moins significatifs :