‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 14 sur 145 · I. Ch. Letaille, édit. pontifical · texte numérisé non relu

I. Ch. Letaille, édit. pontifical

fastes et en feuillets néfastes. Sur les feuillets fastes sont rappelés les vœux de Louis XIII et de Louis XVI au sacré Cœur de Jésus, tandis que, de l'autre coté, sur le feuillet néfaste, on lit le mot République. A ce mot, Jésus frémit de colère et il serre d'un poing indigné sa balance de Justice, où pèsent fortement quatre pavés, qui portent les dates de lygS, i83o, 1848, 1871 '.

Donc Jésuc, qui paraît usurper ici la place de son père (mais nous avons constaté déjà combien la place est faite étroite au bon Dieu), Jésus paraît très mal disposé pour la République, si mal disposé qu'il envoie vers Paris en feu un ange exterminateur. C'est alors que Marie, arrêtant le bras de son fils, lui tend, pour conjurer sa colère, de petits papiers sur lesquels on lit: Zouaves pontificaux ; denier de Saint-Pierre '-.

Il s'ensuit donc que, s'il doit être pardonné à la France coupable; que, si Jésus veut bien arrêter du geste son ange exterminateur, c'est surtout à notre zèle à verser de l'argent entre les mains du pape que nous le devrons. Etrange précepte, qui paraît subordonner-à la générosité pour Rome le calme et la sécurité des États.

Je vous fais grâce des litanies réparatrices qui accompagnent ces belles compositions politico-religieuses et où l'on regrette amèrement de ne pas pouvoir faire en arrière un saut de « quatre-vingts ans » .

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