‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 26 sur 145 · Id., p · texte numérisé non relu

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5. L'Ave Maria et le Rosaire expliqués avec traits d'histoire. Toulouse, Crayol, in-32, p. 26.

« La plus tendre dévotion à Marie était pour ainsi dire innée en saint Thomas d'Aquin. Sa nourrice, ayant remarqué un jour qu'il avait entre les mains un morceau de papier, voulut le lui enlever ; mais l'enfant se révolta, se mit à pousser des cris, et fit tous ses efforts pour retenir l'objet qu'on cherchait à lui arracher. Une si singulière résistance piqua la curiosité de la comtesse Théodora, sa pieuse mère ; elle se saisit du papier, le déroula et le lut. Mais quelle ne fut pas sa surprise en trouvant qu'il contenait uniquement la salutation angélique ! Durant cette lecture, l'enfant redoubla ses cris et ses pleurs ; sa mère s'empressa de lui rendre le papier pour le calmer. Il ne le tint pas plus tôt qu'il le porta avidemment à sa bouche et l'avala entièrement. Cet événement pouvait faire déjà pressentir la dévotion de saint Thomas pour la salutation angélique '. »

La réflexion finale n'est pas de nous. Elle appartient à l'auteur du récit, qui l'a écrite avec son plus grand sérieux.

« Quand elle désirait quelque grâce extraordinaire, dit le même auteur de la bienheureuse Jeanne, carmélite, elle avait coutume de réciter quinze mille Ave Maria, et terminait chaque centaine par le Salve Regina^ puis elle ajoutait ^ept fois VAve Maris Stella et une autre dévote oraison. Elle appelait cette pratique la robe de la Vierge. » (P. 46.)

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