‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 51 sur 145 · I. Dom Guéranger, p · texte numérisé non relu

I. Dom Guéranger, p

i.Id., p. 44, 3. Id., p. 52.

Les Médailles 167

Celle-là se place la médaille dans l'oreille, une autre se la place sur le front. Cela dépend du siège de la douleur. Le plus original est certainement de la placer dans la doublure de sa casquette.

« En 1864, à N... (Oise), un employé du chemii de fer, porteur d'une dépêche télégraphique, se présente dans une maison ; il souffrait d'un mal de dent des plus violents. La personne à laquelle il s'adressait, émue de compassion pour son état de souffrance, lui donne une médaille de saint Benoît ; il fait avec elle un signe de croix sur la joue, un autre sur la dent malade, et met ensuite la médaille dans la doublure de sa casquette. Les douleurs cessent immédiatement '. »

On remarquera le cérémonial du signe de croix qui s'adjoint souvent ù l'usage delà médaille.

Autre échantillon de guérison instantanée : la guérison à secousse.

« En janvier 1849, à T. . ., le révérend père P..,, de la Compagnie de Jésus, se présente chez un particulier auprès duquel il venait chercher du secours pour un mal de dent devenu intolérable. On lui parle de la médaille de saint Benoît. Après quelques mots d'explication, le malade en accepte une. Au moment où la médaille touche sa main, il pousse un cri semblable à ceux que les dentistes sont habitués à entendre, et articule ensuite distinctement ces mots:

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