‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 52 sur 145 · I . Origine et effets admirables, p · texte numérisé non relu

I . Origine et effets admirables, p

i68 V Arsenal de la Dévotion

« Ma dent est cassée. « Il porte brusquement ses doigts à la bouche et les y enfonce profondément : ô surprise ! la dent est à sa place, et la douleur a disparu ^. »

Très souvent la médaille de saint Benoît se met tremper dans de l'eau qu'on emploie ensuite en lotions, aspersions, etc. A l'occasion on s'en rince même la bouche ^, et très souvent on l'avale :

« En 1864, à Saint-Pierre-Martinique, Mlle M. B. ayant dans la gorge une arête de poisson, qui la faisait beaucoup souffrir, a l'idée de plonger dans un verre d'eau la médaille de saint Benoît qu'elle portait sur elle. Elle se recommande au saint patriarche, et boit l'eau sanctifiée par le contact de sa médaille. Aussitôt elle se sent la gorge complètement débarrassée^. »

Une curieuse manière de hâter la guérison^ lorsque celle-ci n'est pas immédiate, semblerait consister à menacer d'employer un moyen matériel. Alors saint Benoît se pique d'honneur.

Une dame ayant épuisé vainement contre d'atroces névralgies toutes les ressources de l'art s'applique^ en désespoir de cause, une médaille de saint Benoît sur la joue. Mais une demi-heure s'écoule sans que la malade ressente aucun mieux, juste pénitence d'avoir eu recours

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