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collection de M . Cliabricre-Arlcs .
Aiuiuhe DE Henri H [colloclion de M. Sigismond Bardac).
L'EXPOSITl 0 N H E T K OSP F. C T I Y E
(collection Martin Le Roy), rappellent encore le caractère roman. On pourrait les
rapprocher utilement de pièces bien
plus anciennes, du musée de Pesth
et du trésor d'Aix-la-Chapelle. De
ces aiguières en bustes on pourrait
rapprocher aussi la tête si curieuse
qu'a bien voulu prêter M.Oppenheim
de Cologne, et qui peut être du
xme siècle.
Romans el du xir siècle sont sans doute encore les chandeliers formés de Huns chevauchés par des cavaliers portant le bobéchon sur la nuque et ouvrant d'une main la gueule du monstre. Ce type esl remarquablement représenté par les pièces des collections Oppen-
COQl F.M OUI. XIII" S1K :I.F.
(collection de M. Martin Le Roj).
heim, Martin Le Roy, Salting et Goldschmidt. puis plus tard le cavalier a disparu ; deux petites pièces très curieuses, à M. Chabrière-Arlès, représentent des bêtes assez singulières portant des tours sur le dos.
Du xiu'' siècle, bien qu'ils aient encore le caractère roman attardé, sont des cavaliers dont le Bristish Muséum et les musées de Stockholm et de Christiania présentent des spécimens remarquables. La femme droite en selle, tenant un faucon sur le poing, les cheveux nattés sous un petit bonnet bizarre, est bien du xme siècle par le caractère des pièces de harnachement (collection Chabrière-Arlès . Le cavalier cuirassé et casqué de la collection Oppenheim, celui si curieux, à l'accoutrement militaire et au long bouclier, de la collection Sigismond Bardac, sont aussi des dinanderies remarquables.
Un peu moins anciens, et du xiv'' siècle, sont le- personnages porte-lumières, tels que ceux des collections Martin Le Roy et Fitz- Henry. Et du xve, ce groupe singulier en cuivre, de la collection Chabrière-Arlès, où
Cil IXIiei.IEii DU Xl\" SIÈCLE (collection de M. Chabriere-Arles) .
Cil INDELIER, XIVe SIÈCLE (cnllcclion de M. Chabrière-Arlès).
Arislote est représenté chevauché par une femme, sujet lin'' de cette légende connue
de tout le moyen âge, sous le nom du Laid'Aràlote.
Le XIVe siècle vil apparaître aussi toute une variété considérable d'objets usuels, de bronze ou de cuivre, nés évidemment dans les provinces flamandes. C'étaient des mortiers (et les musées de province en ont fourni uni- importante série), des vases à eau bénite, des aiguières, des vases à verser l'eau. M. Edmond Guérin en a prêté toute une collection des plus intéressantes et des plus variées. 11 faut admirer le galbe robuste ou élégant de tous ces objets, cl combien l'artisan comprenait alors l'adaptation des objets à l'usage auquel ils étaient destinés. L'aiguière de M. Martin Le Roy est un modèle parfait.
Flamands encore sont de beaux plats en cuivre jauni, à ornements estampés, avec personnages, animaux ou godrons.
A défaut des grandes pièces de bronze, fonts baptismaux ou chandeliers, qui au débul du xie marquent l'art du bronze parvenu déjà à un point remarquable de perfection dans les provinces allemandes, à défaut des bronzes d'Hildesheim ou de Brunswick, ou du grand chandelier du Dôme de Milan, la France peut s'enorgueillir du moins d'une pièce extraordinaire, prêtée par le musée de Reims. Ce sont les deux fragments du cierge pascal monumental de l'église Saint-Rémy.
Le pied formé d'un dragon portant sur son dos un homme qui saisit ses deux ailes ouvertes, le panneau d'entre -deux où d'une tige centrale s'échappent de surprenants rinceaux, un dragon à la base, un homme au sommet.
tandis que des spirales enveloppent un centaure, sont des fragments extraordinaires où se
trouve exprimé tout l'art du xn- siècle. Dans de petites dimensions les pieds de croix les collections Sigismonc art roman au xn'' siècle.
Le I. m u'ÀRISTOTE, XVe SIÈCLE collection de M. Chabrière- K\ lès .
des collections Sigismond Bardac et Goldschmidt sont aussi d'admirables reflets de