I. A PEINTURE
galante. Au domaine de la peinture, plusieurs courants se distinguent. La o grande peinture » reste fidèle aux conventions romaines ou. plutôt, bolonaises. La peinture décorative évoque sans respect les amours de dieux et de déesses d'occasion en claires images dont Lemoine. et surtout Boucher, ont
TniT.iT. — PoilTKAIT DE [.'ARTISTE ET l'K si MÈUE [apparlienl à M. Bénigne-Guillol).
fixé les couleurs en s'inspirant des derniers peintres de Venise. Les panneaux d'appartement et les dessus de portes montrent des romans de bergers et de bergères portant des houleltes enrubannées, sans parler des Chinoiseries, des Turqueries, des Singeries... Il y a encore une petite peinture erotique et turbulente ; une peinture de la vie bourgeoise, très grave et très convaineue avec Chardin, très sentimentale et, nonobstant, passablement égrillarde à la rencontre, avec Greuze... (Ju'ajouterai-je ! Le peuple, à peu près
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banni de l'art séculairement, reparaît en des pages anecdotiques, souvent, par malheur, marquées de sensiblerie. Nous apercevons aussi, parmi tout ce chaos, îles fantaisies où se noie une certaine préoccupation de mœurs étran-
II. Ke..\<ii.t. — Vl'E DE LA PORTE DES DEUX SOEUUS \ l.'Al.ll IMBR V DE GltEN.UlE (appartient â M. Alboiil Cilim .
-ères cl lointaines : les scènes à l'espagnole suggérées à Carie Van Loo par M'" de Pompadour, les Mènes russes envoyées de Pétersbourg par J.-B. Le Prince... Le répertoire du xvin0 siècle est. en somme, infiniment divers, souverainement hasardeux. Tout s'y met à l'aise, genres, manières, qualités, défauts. La vraie force el la vraie grâce y voisinent avec l'emphase et la
LA YKRITE Musée du Luxembourg
Revue de l'An uicien et moderne
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