Hérod., III, 6. — Diod., XIX
l’art a paris.
nés filles 1 2 3 4, hélas ! la poitrine et les seins découverts, les pieds barbouillés de plâtre ; et tout cela est bel et bien à vendre, au dernier et meilleur enchérisseur. Du milieu des îles, de toute l’étendue des plages, sur les bateaux, sur les radeaux, sur les pirogues, ce ne sont que curieux et surtout que jolies curieuses abordant le petit navire enchanté. La première des Expositions industrielles vient de naître.
Un autre jour, cette humble terre de Grèce, que les joujoux phéniciens ravissaient d’admiration, est tout près de devenir elle-même, et à bien plus haut titre, l’admiration du monde. Des artisans, qui ressemblent à des dieux, sont en train de la peupler de merveilles ; les bronzes, les marbres, les ivoires, les peintures sur bois 2, sur pierre 3, à la détrempe4, à fresque 5, a l’encaustique6, font descendre au milieu de ses habitants, envoient vixre chez ces heureux mortels, à titre de familiers de la maison, les hôtes mêmes de l’Olympe. Mais la foule n’y va pas non plus de main morte. Dès l’abord, elle se prend à juger d’un coup l’artiste et l’œuvre; la place publique, Yagora , réclame son droit de censure presque aussi hautement que le temple ; le petit peuple prend des airs vétilleux vis-à-vis
1. Thucyd., I, 5. — Hom., Odyss ., XIV, 5285; XV, 415. — Ilérod., 1,1.