‹ L'art à travers les moeursChapitre 96 sur 179 · Flodoardi Reviens, hist., lihri IV; lib. II, c. xix · texte numérisé non relu

Flodoardi Reviens, hist., lihri IV; lib. II, c. xix

2. Lupi, ahbat. Ferrar., opéra : Epist. xxii, cité par I.ab.trte.

verain de la terre. Or ce seigneur peu cultivé, élevé dans les seules idées de combat et de conquête^ considère le droit de guerre comme son bien le plus précieux. Dans la cérémonie d'investiture, qui lui confère son titre, ses droits, ses privilèges et son caractère, il ne revêt plus, comme jadis, la robe virile, emblème des dignités législatives et judiciaires ; il s'habille en guerrier. On ceint ses reins d'un baudrier^ on chausse ses talons d"éperons dorés, on frappe son épaule avec le plat de l'épée.

Aussi n'aspire-t-il, à partir de ce jour, qu'à montrer la force de son bras et l'héroïsme de son cœur. Le plus beau titre qu'il ambitionne est celui de « redouté «, et, comme aucun obstacle ne s'oppose à ses goûts turbulents, il donne un libre champ à son amour du combat.

Stimulé par cette ardente passion du butin traditionnelle chez ses ancêtres, chaque suzerain devient un frelon qui pille la ruche des abeilles voisines, quand il ne pille pas d'autres frelons. C'est ce qu'on appelle, dans le langage imagé de ce temps, « aller à la proie ».

Dès lors on les voit bardés de fer, fervestus, comme les appellent les vieilles chroniques, courir les grandes routes, dresser des embuscades, arrêter les passants, rançonner les marchands, piller les convois, incendier les villages. « Sur les

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