FIO. 191. — COFFRET EN CRISTAL DE ROCHE
Donné i l’église de Montaigu par les archiducs Albert et Isabelle, en souvenir de la prise d’Ostende.
l’architecture, elle s’est vu dépouiller de ses grâces frêles et charmantes. Comme elle, elle a gagné en simplicité, en clarté, en vigueur, en puissance, ce qu’elle perdait en agréments, et déjà l’on peut pressentir à travers les premiers cris du Cid la majestueuse épopée littéraire qui marquera l’avènement du grand roi.
Là encore, cependant, l’esprit s’est maniéré, amolli, dévoyé. Ce ne sont plus les idées fortes et droites qui plaisent. Ce sont les raffinements, les sentiments mélangés, les impressions nuancées, hésitant entre l’autel et l’alcôve. L’amour lui-même a changé. Il n’est plus franc, violent, âpre, dominateur, et la galanterie qui lui succède n’a plus rien de dur ni d’exclusif. L’am-
bition du style fait contraste avec la mollesse de la pensée. La recherche de la diction est sans rapport avec la légèreté des idées. Benserade, La Calprenède, Ménage, Sarrazin, font concurrence au gongorisme espagnol, et l’hôtel de Rambouillet