FIG. 192. — ÉBÉNISTERIE DU XVII® SIÈCLE
Meuble à deux corps, époque Louis XIII, appartenant à M. Goddin.
applaudit aux imbroglios de la famille Scudéry, aux fadeurs de Voiture et aux lettres affectées de l’abbé Cottin.
Que nous reste-t-il à examiner? Le costume. — Ce sont encore les mêmes caractères que nous allons retrouver. La vertugade, qui nous apparaît tout d’abord, est jugée depuis longtemps. La taille, qu’elle fait bouffer jusqu’à un vaste cerceau tenu en
suspens autour du corps, les jupes qui tombent autour, formant une sorte de cloche ronde, le corsage triplé d’étendue par des manches, lesquelles à force d’ouate et de baleines paraissent deux répétitions du corsage, la collerette s'arrondissant comme un grillage autour de la figure, certes il n'y a plus rien là de léger ni de vaporeux.
Les poètes du temps sont les premiers à se moquer de ce singulier déploiement d’envergure. Les manches surtout leur prêtent à rire avec leurs étonnantes boursouflures et leurs complications d’étages échafaudés :
Manches en bouillons et arcades,
Roquets, antraquettes, guysardes,
Lavses dessous, layses dessus,
Cinq, six, sept étages et plus.
Vers la fin de la période historique qui nous occupe, c'est-à-dire sous le ministère de Richelieu, cet appareil, il est vrai, se transforma, kwvertugade si encombrant et si déplaisant succé-