‹ L'art à travers les mœursChapitre 135 sur 171 · FIO. 19.3. — .MOBILIER UU XVJI'" SIÈCLE · texte numérisé non relu

FIO. 19.3. — .MOBILIER UU XVJI'" SIÈCLE

dèrent des robes moins isolantes, chaise en bois sculpté, exposé.- aux

• • 1 » . 'IJ « Alsaciens-Lorrains. »

moins gumdees et moins lourdes,

qu'on s'empressa d'appeler à cause de cela robes à la commodité. Aux énormes fraises, si larges et si vastes qu’il fallait fabriquer des cuillers à longs manches pour que les dames pussent porter le potage à leur bouche sans se fripper on substitua des cols rabattus, appelés rabats à la Reine, à la Guise, à la guimbarde, à la neige, à la fanfreluche, qui tous, garnis de guipure

I. Sauvai, Histoire et recherches sur les antiquités de Paris, t. IL

de prix, coupaient le dos et la poitrine par un large trait horizontal. Enfin les cheveux, qu’on avait portés relevés sous le règne de Henri IV, furent sous celui de son fils complète-

FIG. 19 4. — COSTUME DE CAVALIER DE 1630 A 1640 D’après un tableau de Rembrandt app.irtenant à M. de Rothschild.

ment aplatis et tombèrent en papillotes des deux côtés du visage.

Chez les hommes, même persistance dans le développement en largeur et surtout raccourcissement étrange des parties

hautes du costume. Les cavaliers, qui désormais vont à pied, portent d’abord un col gigantesque, la taille courte, le haut-dechausses bouffant, et coupent par une écharpe placée en dia-

FIO. 195. — COSTUME FÉ.\IININ DE 1630 A 164 0. D'après un tableau de Rembrandt, appartenant i M. de Rothschild.

gonale les lignes verticales du buste. Le chapeau, de son côté, voit grandir ses ailes et de longues plumes, tombant « en ondoyant et venteux pennache comme dit un contemporain, viennent encore élargir ses proportions.

Puis la mode change ; les culottes .flottantes remplacent le haut-de-chausse et se compliquent de « jarretiers bouffants. »

Les jartiers à tours et retours,

Bouffant entre roses enflées Comme deux laitues pommées...

augmentent le volume des jambes, pendant que le surpied qui tient l’éperon, les cocardes et les bottes à entonnoir élargissent le pied et le mollet. Enfin, le manteau court, qui se drape autour du buste, achève de donner à ce costume, très élégant et très français en même temps, son véritable caractère.

FIG. 196. — AKMUREKIE DU XVllC SIÈCI. K.

Garde et poignée de l'épée de Rubens.

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