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PENDULE CUIVRE ET ÉCAILLE, LOUIS XIV

Exposition rétrospective de Tours.

que celui du grand roi à Versailles, et le fameux dîner auquel Vatel ne voulut pas survivre avait coûté plus de 180,000 francs.

Mais le roi n’épuise pas seulement la noblesse, il épuise ses finances et la nation elle-même. Les moyens les plus odieux sont employés pour mener à leur fin les travaux entrepris par ses ordres. On réquisitionne les ouvriers carriers pour tailler « le pavé de Sa Majesté » à Saint-Germain et à Marly. On oblige par la prison les terrassiers et les maçons à travailler à Versailles. L’armée elle-même est absorbée par ces ouvrages. On exténue les troupes à construire des canaux et à dériver des rivières pour arroser le parc du roi. Cette besogne malsaine décime nos camps, où des épidémies se déclarent, et pendant ce temps tout travail privé est interrompu, toute entreprise particulière est suspendue; la France entière est employée aux caprices du monarque ^ .

Les plus modestes évaluations des dépenses faites à Versailles dépassent 800 millions de notre monnaie; Marly, Trianon coûtent au moins la même somme; on dépense encore 3 millions à réparer Fontainebleau et i,3oo,ooo francs pour enlaidir Chambord L

L’architecture, on le voit, est la première à profiter de ces largesses, et c’est en elle que se reflète tout d’abord la majesté conventionnelle de ce temps. Aujourd’hui encore, les monuments de cette époque nous frappent et nous étonnent par leur aspect décoratif et leur superbe ordonnance.

Les longues façades, simples et symétriques, développent à perte de vue leurs lignes horizontales. Les terrasses immenses garnies de balustrades s’étendent au-dessous d’elles comme un gigantesque piédestal. Les colonnades, les portiques se suc-

1. Peignot, Documents authentiques sur les dépenses de Louis XIV. — Eckard, Etat au vrai de toutes les sommes employées à Versailles.

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