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2. Le Cat, Traité des Se>isaiions et des Passions. Paris, 1767.
surprises bien grandes. Après avoir constaté que rhomme reçoit deux images et qu’il n’en voit qu’une, que l’image est reçue à l’envers, c’est-à-dire le bas en haut et la droite à gauche, et que notre cerveau la perçoit à l’endroit; que l’image tenant dans notre œil est par cela même fort petite, et que cependant nous la voyons plus grande que nous, ce qui est contraire à l’axiome que le contenant doit être plus vaste que le contenu, nous arriverions avec Wheatstone à reconnaître qu’une lumière instantanée (celle de l’étincelle électrique, par exemple, qui dure moins d’un millionième de seconde) suffisant pour produire une sensation sur la rétine, une sensation qui dure une seconde est composée d’au moins un million de sensations successives. Puis nous estimerions, avec Mueller et Helmholtz, que les vibrations optiques varient dans ce même temps entre qS i billions et 789 billions...
Mais à quoi bon aller si loin? L’Antiquité, bien qu’elle ignorât ces mystères et ne soupçonnât pas ces découvertes, était déjà tourmentée, inquiète, troublée par la complexité de ce travail inconnu, dont elle devinait l’extrême complication. « Les sens, s’écriait Boece’, ne nous donnent que des impressions confuses, et c’est la raison qui nous les livre dans leur intégralité. »
Nous croyons avoir démontré combien est compliquée et difficile cette éducation sensorielle, jugée par nous si simple, si naturelle, que le plus souvent elle passe inaperçue. Eh bien, une fois cette éducation terminée, ces connaissantes premières acquises, il reste encore à l’enfant à apprendre le nom, la valeur, la qualité de chacun des êtres et de chacun des objets avec lesquels il va se trouver en rapport et les relations qui lient ces objets les uns aux autres. Par quels moyens l’enfant arrive-t-il