‹ L'art à travers les mœursChapitre 47 sur 171 · Exode, XXIV · texte numérisé non relu

Exode, XXIV

aussi, douze pierres et les dressa à Gilgal « et, parlant au.x: enfants d’Israël, il leur dit : Quand dans l’avenir vos descendants interrogeront leurs pères et leur diront ; que signifient ces pierres ? vous leur répondrez : que les eaux du Jourdain se sont écoulées devant l’arche de l’alliance de l’titernel, etc. ^ ».

Le culte qui s’attachait à ces rudiments d’architecture, le respect qu'ils inspiraient, la crainte superstitieuse qu’ils provoquaient ont longtemps résisté aux émigrations, aux bouleversements, au changement de religion, à la destruction même des peuples qui les avaient édifiés.

Il est à remarquer, en effet, que les plus anciens récits que nous possédions, en dehors de la Bible, parlent de ces menhirs et de ces dolmens comme de monuments d’un autre âge, déjà très vieux, chargés de consacrer le souvenir d’événements oubliés depuis des siècles et perdus dans la nuit des temps. Et il est à remarquer aussi que c’est à peine si, depuis un millier d’années, ces mêmes monuments ont abdiqué, sous nos climats, leur valeur hiératique.

Ainsi quand, aux funérailles de Patrocle, Njestor indique à Antilochus le chemin pour la course des chars ; o. La route dont je te parle, lui dit-il, est directe et tu ne peux te tromper... De chaque côté s’élèvent deux pierres blanches, placées là pour indiquer le tombeau de quelque héros mort depuis longtemps, ou pour attester la mémoire d’un événement accompli dans les âges écoulés U » Et nous voyons les conciles d’Arles (q52) et de Tours (587) s’élever avec force contre « le culte des pierres », qui étaient encore adorées en secret.

Mais le plus curieux, c’est que l’archéologie moderne a cru reconnaître dans la disposition de ces pierres les principes consacrés par la triade de Platon et le triangle de Plutarque h La

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