‹ L'art ancien à l'Exposition de 1878Chapitre 107 sur 161 · BRAMANTE, PAR CARADOSSO · texte numérisé non relu

BRAMANTE, PAR CARADOSSO

(Collection de M. Eug. Piot.)

courue par un grand nombre d'imitateurs. On peut citer parmi ses élèves et ses émules les plus connus : Matteo Pastis, Jean Boldu, Guidizani, Guacialotti, Constantis, Laurana, Bertoldo, Paul de Raguse, et, un peu plus tard, Marescotto, Andréa de Crémone, Délia Torre de Vicence, Jean François de Parme, Antonio del PoUajuolo, Andréa délia Robbia, tous grands artistes, sculpteurs ou peintres, et enfin Sperandio, qui, plus que tous les autres, a produit un très grand nombre de médaillons d'un modelé robuste. On a voulu identifier cet artiste avec un orfèvre du même nom, Sperandio Meliolus, de Mantoue ; nous croyons que c'est une erreur. Les deux médailles qui portent le nom de Meliolus ne sont nullement dans la manière des nombreux ouvrages signés OPVS SPERANDEI, qui représentent pour la plupart des Bolonais. Sperandio est du nombre assez grand d'artistes de talent, sur lesquels l'histoire de fart est restée muette.

Nous avons dit que l'anonymat nous poursuivait dans les œuvres du xv' siècle; nous donnons le dessin d'un médaillon remarquable qui représente Mathias Corvin, roi de Hongrie, dont l'auteur nous est inconnu. Il était probablement du nombre des artistes qui avaient suivi Béatrice d'Aragon sur les bords du Danube et dont nous avons parlé plus haut.

Vers la iîn du xv' siècle, un célèbre artiste milanais, Caradosso, rompt avecla tradition des œuvres de Pisanello, et donne aux médailles

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