MATHIAS CORVIN
(Collection de M. Eug. Pijt.)
la forme qu'elles ont conservée depuis. Il emprunte aux" [monnaies romaines le grenetis qui leur sert de cadre, et régularise l'exergue du revers, qu'il plaçait, à leur imitation, en sens inverse de la tête, c'està-dire qu'il faut renverser la médaille de bas en haut pour le découvrir et non de droite à gauche. Cette particularité, qui semble de peu d'importance, est cependant bonne à observer; il ne s'en est jamais départi. On doit à cet artiste les médailles des derniers Sforce de Milan, celles des papes Alexandre VI et Jules II, et un portrait intéressant du premier architecte de Saint-Pierre de Rome, le Bramante.
Vittore Camelo, un bon sculpteur vénitien, qui vivait à la même époque, se rapproche encore davantage, dans quelques-uns de ses ouvrages, de l'imitation des médailles romaines, par le module de ses
pièces. Mais cette mode, qui tenait au goût nouveau alors pour la numismatique ancienne, et au désir de donner une place aux médailles modernes à la suite des grands bronzes romains, n'empêchait pas d'exécuter des médaillons d'un format plus grand. Ils ont été faits en nombre très considérable pendant la première moitié du xvr siècle, et deux pages de cette revue ne suffiraient pas à enregistrer les noms, seuls, des artistes qvii les ont exécutés, à Rome, à Milan, à Parme, à 'Venise, à Florence, à Sienne ; nous les supprimons pour ne pas faire étalage inu-