SAINT SEBASTIEN, ATTRIBUE A D. ARCIONI
(CoUeclion de M. Eug. Piot. )
verriers appellent émail. 11 est certain qu'il a donné des preuves de tant de délicatesse et d'originalité dans ses oeuvres, où l'ordonnance est unie à la grâce, que les maîtres de l'art le tiennent en très grande estime. » Nous ne connaissons de lui que de petites Paix, peintes en émail, sur fond bleu clair, avec une extrême délicatesse. C'est le plus souvent la Vierge entourée de saints, assise sur un trône d'une architecture très élégante. Al. Gatteaux en possédait de ce genre. Elles n'avaient pas échappé à l'attention de M. Léon de Laborde. On croit voir, disait-il, un tableau de Mantegna, vu par le gros bout de la lorgnette. Un certain nombre de nos petits bas-reliefs de bronze s'accordent parfaitement avec l'idée qui nous est donnée des travaux d'Arcioni, comme orfèvre et
4iS L^ART ANCIEN A L'EXPOSITION.
comme graveur de nielles sur argent, dont ils n'excèdent pas les dimensions. Tels sont le saint Sébastien que nous reproduisons ici et Tagrafe, appartenant à M. Bonaffé, que nous donnons en cul-de-lampc.
Ce que nous venons de dire des plaquettes suffit pour expliquer rintérêt dont elles sont Fohjet. Nous avons essayé de caractériser celles de deux orfèvres milanais; mais les artistes de Venise, de Florence et de Rome, les graveurs sur cristal de roche, entre autres, nous ont laissé beaucoup d'autres monuments du même genre.