‹ L'art ancien à l'Exposition de 1878Chapitre 44 sur 161 · LA VIERGE ET L ENFANT JESUS, TAR MINO DE FIE50LE · texte numérisé non relu

LA VIERGE ET L ENFANT JESUS, TAR MINO DE FIE50LE

[Bas-relief en marbre de la collection de M, Gavet.)

qu'une ébauche, et voilà ce qui fait son succès. Une ébauche bien construite prête à l'imagination, qui la complète par la pensée, et l'impression qu'on en reçoit est d'autant plus vive que ce qui nous charme et ce que nous voyons est en partie notre ouvrage. On ne raisonne pas avec ces sortes d'impressions.

Pour nous, le marbre en question n'est qu'une œuvre non terminée

i5o L'ART ANCIEN A L'EXPOSITION.

que Tartistc a dû abandonner peut-être, parce qu'il avait, du premier coup, creusé trop profondément l'orbite de l'œil gauche, et qu'au moment de le terminer, il n'a plus trouvé de matière pour le modeler définitivement. L'effet qu'il produit n'en est pas moins très réel. Les artistes de l'antiquité ont bien connu toute la magie de l'œil enfoncé sous l'arcade sourcilière et de l'ombre portée de la lèvre supérieure sur la bouche, qui contribuent à donner une âme à la figure.

Ce marbre intéressant a été exposé par M. Goldschmit.

M. Frédéric Spitzer soutient vaillamment, parmi nous, l'honneur du pavillon de la sculpture italienne, par l'exposition de dix-huit basreliefs de marbre blanc, formant un ensemble décoratif de la plus grande beauté. Ils sont parfaitement disposés, sur les deux parois qui se présentent à la vue du spectateur, dans la vaste salle qu'il a remplie de beaucoup d'autres objets précieux. Seize de ces bas-reliefs sont de larges frises couvertes d'une ornementation d'un grand goût. Sur l'une d'elles, dans un cartouche, est placée une petite inscription de style lapidaire :

A PARTV.VIR,

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