SOUVENIR DU CAIRE ARABE
de lotus, qui fut trouvé dans les ruines d'Ahydos et n'a pu appartenir qu'à une membrure de ce genre. Sur le nombre et l'écartement de ces colonnettes, qui devaient être de bois, on ne peut faire que des conjectures, et il ne faut voir ici qu'un essai probablement très voisin de la vérité, à en juger par maint exemple analogue. On peut citer la fenêtre à colonnettes du petit temple de Deir-el-Médinet, ou celles des temples de Karnak, qui, analogues de formes à celles-ci, sont closes par une série de prismes à bases carrées, très rapprochés, formant une véritable grille de pierre par où pénétraient l'air et la lumière tamisés.
Un fragment en calcaire de corniche à gorge, que l'on a reproduite, fut trouvé dans les décombres et servit, par ses proportions, à déterminer approximativement la hauteur de l'édifice selon les lois de l'harmonie archi tectonique. Nous devons ajouter toutefois que la hauteur et
3o L'ART ANCIEN A L'EXPOSITION.
les autres dimensions de notre pavillon égyptien ont dû être exagérées, tout en restant exactement proportionnelles à celles de l'original, qui eussent été insuffisantes pour contenir des salles d'exposition. Les panneaux prismatiques et les ornements peints dont la façade est décorée ont été empruntés à Tornementation des anciennes tombes égyptiennes, car sur ce point les indications précises faisaient défaut. Au-dessus de la porte se voit Femblème bien connu du vautour aux ailes éployées, tenant en ses serres les éventails princiers et les sceaux de Téternité, et qui est peut-être un emblème de protection'. 11 surmonte le groupe hiéroglyphique du plan de maison et du théorbe, qui peut se lire « Pinofri », c'est-à-dire bonne maison, ce qui est un des noms ordinaires du tombeau, ou bien « maison des heureux ». Comme ce groupe est inscrit dans le sceau de l'éternité, on peut supposer qu'il faut ajouter au sens