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DIACRE EN VERMEIL REPOUSSE ET FILIGRANE

(Collection de M, Basilewsky. )

Nous retournons un peu en arrière avec le petit calice de M. Stein, dont le nœud seul est orné des quatre symboles évangéliques au milieu de vigoureux entrelacs. Mais l'inscription gravée autour de son pied :

PELAGIVS ABBAS ME FECIT AD HONOREM SCI JACOBI APLI, UOUS apprend qu'il

est certainement d'origine espagnole. Pelagius est un nom du nord de l'Espagne et l'apôtre saint Jacques y est particulièrement honoré.

La patène porte une inscription de deux vers léonins qui célèbrent rincorruptibilité de la « chair » eucharistique.

Quatre plaques de reliure en argent repoussé et doré par places provenant de la collection Soltykoff, comme tout ce qu'exposent en ce genre MM. Seillière, la plupart d'un dessin un peu lourd, nous semblent d'origine allemande. L'Annonciation, scène où le vase occupe une place importante, la Crucifixion avec les personnages de saint Jean et de la Vierge; la Vierge glorieuse honorée par deux anges céroféraires, debout sur les extrémités du siège où elle est assise, portant l'enfant Jésus, et enfin le Christ, entouré des quatre symboles évangéliques, sont représentés en demi-relief sur ces plaques à bordure saillante qui, placées sur l'autel, étaient plutôt la figuration des Évangiles que la couverture du livre lui-même.

Un reliquaire de la collection Basilewsky, formé d'une sorte de niche abritant une figure de sainte Elisabeth de Hongrie, portée sur un pied circulaire par l'intermédiaire d'un nœud, pièce de même profil qu'un reliquaire du trésor de la cathédrale de Reims, est une œuvre française. En effet, le livre que la sainte tient ouvert porte l'inscription niellée : cest del citers yiabel, et le soubassement cette autre : de le gvimple. e. DE. LE CAR. s. IZABIEL. Sur le revers, une plaque de cuivre gravée représente la sainte vêtue d'un long voile, lavant les pieds d'un lépreux vêtu d'une robe à capuchon, tenant d'une main le bâton de l'homme errant, et de l'autre la sonnette destinée à avertir de sa présence.

On sait que les orfèvres du moyen âge aimaient assez à enfermer les ossements des saints dans des reliquaires qui rappelaient de quelle partie du corps ils provenaient, ou qui parfois en épousaient la forme. C'est pourquoi nous trouvons un reliquaire en forme de bras dans la collection Basilewsky et un autre, que nous publions, dans l'envoi du Musée d'antiquités de la Seine-Inférieure. Il provient de l'église de Saint- Saens et nous le croyons de fabrication normande. Les émaux sur cuivre champlevés et en partie cloisonnés, dont il est décoré et qui ont été fabriqués pour la place qu'ils occupent, sont d'une exécution particulière que nous avons déjà remarquée sur a la fierté » de la cathédrale de Rouen, exposée par fragments en 1867.

Un reliquaire en forme d'édicule quadrangulaire, cantonné sur les angles de colonnes qui supportent les frontons, et couronné par un toit à quatre faces qu'amortit un bouton feuillage, monument d'un goût exquis qui a passé des collections Debruge-Duménil et Soltykotî dans

celle de M. Basilewsky, que M. J. Laharte a reproduit dans les Arts industriels, nous semble appartenir à Torfèvrerie française du xiu" siècle. Celle-ci, lorsqu'elle travaille l'argent, comme dans ce reliquaire, montre un travail bien plus soigné que l'orfèvrerie de cuivre plus rebelle à l'outil et parfois négligée.

Le reliquaire des oiseaux (collection F. et R. Seillière), ainsi que

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