‹ L'art ancien à l'Exposition nationale belgeChapitre 33 sur 46 · FAÏENCE DE BRUXELLES COLL. DE M. A. EVENEPOEL · texte numérisé non relu

FAÏENCE DE BRUXELLES COLL. DE M. A. EVENEPOEL

— Poêle en faïence de Bruxelles; Collection de M. Gosselin

Fig. 10.

inoculé des goûts nouveaux. Les vieilles habitudes flamandes s’étaient modifiées et imprégnées d’un cachet de luxe jadis inconnu. La solide faïence de nos pères était détrônée par cette porcelaine fine et attrayante, dont Sèvres et Tournai avaient répandu tant de modèles. Alors (en i 8 1 8) commença Frédéric Faber, qui mérita la médaille d’or

à Gand en 1820 et à Harlem en 1825, exposa de nouveau à Bruxelles en i83o et, satisfait de ses anciens triomphes, s’exclut lui-même du concours, en 1 8 3 5 . Ses travaux se rattachent à ceux de Cretté par Mortelégue, le propagateur de la peinture sur lave, qui, après avoir collaboré avec Cretté, prit ensuite part aux essais de Faber.

Si la production de la porcelaine est, par sa nature même, restreinte dans les centres où le fabricant peut invoquer sans peine l’aide d’artistes habiles, d’ouvriers d’un véritable mérite , et compter sur l’appui, soit d’un souverain protecteur des arts, soit d’un public amateur des belles choses, la faïence ne réclame pas d’une manière absolue les mêmes appuis. C’est pourquoi on en vit fabriquer chez nous, au siècle dernier, dans un grand nombre de localités. En vain les débouchés étaient restreints, en vain les nations voisines: la France, l’Angleterre, la Hollande défendaient leur industrie au moyen de droits énormes (24 livres par cent pesant, en France), l’antique activité de nos artisans ne se décourageait pas. La fraude leur permettait d’écouler, par Dunkerque, une partie des poteries faites en Flandre dans les colonies françaises, aux îles, c’est à dire aux Antilles, comme on disait alors.

Dans le Brabant pourtant, il n’y eut, hors de Bruxelles, de faïencerie qu’à Louvain. Encore on n’en constate l’existence que par une corbeille à suspendre, ornée de guirlandes et de draperies, et où on lit: GEMAECKT B1NNEN LOVEN IN T’ JAER 1771. Cette rareté du cabinet de M. le docteur Van den Corput ne constitue peut-être

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Fig. 11. — Fontaine en faïence de Liège ;

Coll, de M. le comte Eugène d'Oultremont de Warfusée

qu'un essai bientôt abandonné. Mais, en Flandre, il exista deux fabriques dont l'existence fut longue. L'une d'elles, celle de Gand, comptait déjà, en 1764, cent années d'existence; elle avait donc été établie avant celle des Mombaerts, vers 1660. On y occupait 16 à 17 ouvriers et on y employait la « marie » ou derle de Tournai et le plomb et l'étain d'Angleterre. L’autre, établie à Bruges, produisait à la fois de la faïence fine, de la faïence commune et de la faïence japonée. Fondée en 1750, dotée, par un octroi du 5 avril 1753, d’une exemption entière des droits d’entrée établis sur

Fuj. 12. — Faïence de Louvain; Collection de M Van den Corput

les matières premières et des droits de sortie dont on grevait si malencontreusement les fabricats, elle avait rapidement pris une grande importance, sous la direction de Henri Pulinckx, qui la vendit ensuite à N. De Brauwer. Celui-ci n’avait pas moins de 36 personnes à son service, dont huit tourneurs, un monteur, un modeleur, deux peintres « en japon, » neuf peintres « en faïence, » un pétreur ou pétrisseur, un émailleur, deux faiseurs de carreaux façon de Hollande, neuf journaliers et deux employés. La valeur des objets fabriqués chez lui s’élevait, en moyenne, à i5,ooo florins par an, et alla toujours en augmentant, à tel point qu’on l’estimait, pour 1765, à 20,000 florins. On ne connaît rien des produits de Gand, pas même le nom de

ceux qui avaient la direction de la faïencerie ; pour ce qui est de la fabrication de Poulinckx, il en subsiste quelques échantillons, sans caractère bien déterminé. En i83o, Louis-François Gulens exerçait à Bruges la même industrie, qui se réduisit ensuite à la production de la poterie.

Dans le Hainaut, et sans toucher à Tournai, qui a dans ce livre son chapitre distinct, il y eut des tentatives faites à Mons, vers 1752, par Claude Borne, de Lille, et à Chimay, en 1762, par Manesse. Celui-ci faisait à la fois de la faïence résistant au feu et de la faïence non résistante; il donnait de l’ouvrage à cinq ou six ouvriers et produisait, par an, des objets valant environ 2,000 florins et qui se débitaient à Mons, à Beaumont, à Namur et, quelque peu en France et dans le pays de Liège. Sa derle venait de France ; quant à l’étain, au potin, aux couleurs, il en faisait l’achat, tantôt à Mons, tantôt à Avesnes. Mais une province où les tentatives furent nombreuses, c’est l’ancien Namurois, où des faïenceries s’élevèrent à Namur, à Andenne et à Hastières. L’industrie y était favorisée par la richesse du sol en matières premières susceptibles d’ètre utilisées. Dès l’année 16 3g, un capitaine réformé au service d’Espagne, Jean-Baptiste Chabotteau, voulut utiliser cet élément de travail,

à l’aide d’ouvriers allemands qu’il fit venir à Bouvignes. Plus tard la fécondité du sol namurois fut encore signalée, non sans exagération, par Pierre - François de Wansoul - Noël , lorsqu’il réclama, en 1734, un octroi exclusif pour fabriquer dans les Pays-Bas autrichiens de la porcelaine, « tant d’ancienne que de nouvelle façon. » D’après lui, le pays renferme des terres propres à fabriquer, « non » seulement la plus belle faïence, mais la plus fine » porcelaine égale, sinon supérieure, à celle de la » Chine et du Japon, » et ces terres précieuses se rencontrent avec tant d’abondance que l’on pourrait en édifier, non seulement des tours comme en Chine, mais des remparts, des villes entières. A l’appui de ces demandes il citait, comme une preuve éclatante de la solidité dont ses produits étaient susceptibles , l’expérience suivante : « On jette d’assez loin une tasse dans » un brasier ardent, où l’on place également du plomb, qui se fond comme du beurre,

» et cependant la tasse ne se fêle pas. Quand le métal est aussi embrasé que le » charbon du brasier, on peut retirer la tasse et la poser à l’instant sur le pavé sans » que sa solidité en souffre. » C’est, ajoutait Wansoul, ce que les meilleurs creusets d’orfèvre, aucune porcelaine moderne et peu de vieille porcelaine peuvent supporter. Qu’aurait produit, s’il avait été secondé, ce chercheur? c’est ce que personne ne saurait ni déterminer, ni limiter : son habileté, ses talents n’eurent pas l’occasion de se révéler ; ses études, poursuivies pendant plus de vingt années, restèrent infructueuses.

Il faut arriver au règne de Marie-Thérèse et même dépasser l’année 1764 pour assister à une véritable éclosion de projets et d’essais. Pourtant on faisait de la faïence à Namur, mais sans éclat, sans que cela fut officiellement signalé. En 1767, Pierre- Philippe Decoux, de cette ville, exécuta un médaillon ovale, à décor polychrome, sur lequel il se qualifie à la fois de potier et de faïencier, de peintre et de sculpteur. Quel prodige, quel homme universel? En 1777, Nicolas Chandel établit pour l’usage de sa faïencerie de Namur une roue sur le ruisseau d’Harquet, où on broyait les pierres et

Fig. 13. — Faïence d’Andenne Collection Je M. E. Dardenne

les terres servant à l'usine établie depuis peu par lui et qui passa ensuite à une société', à la tête de laquelle se trouvaient le vicomte d’Elzée, MM. de Montpellie d'Annevoie et Paul de Barchifontaine, etc. La fabrique de Saint-Servais ou d’Hastimolin a existé assez longtemps et a employé le talent d’un nommé Richardot, qui travailla aussi à Andenne.

En 1785, Paul-Louis et N. Cyfflé , lorrains, s’installèrent à Hastières ; leur établissement passa ensuite à Barthélemy Guibal, qui mourut à Ixelles en 1806. Cette faïencerie, située près de la frontière, fut ruinée pendant les hostilités dont le pays environnant fut le théâtre de 1791 à 1794.

Celles d'Andenne résistèrent davantage aux changements de domination et de mode. Installées sur un territoire où la terre de pipe est abondante, elles y trouvèrent une alimentation facile, qui leur permit de fabriquer dans des conditions exceptionnelles. Déjà depuis longtemps la terre de pipe servait à un commerce d’exportation considérable, lorsqu’on songea à en tirer parti à Andenne même. Une société à la tête de laquelle se trouvait Joseph Wouters, peut-être un parent de celui qui fit à Bruxelles de la porcelaine, se forma en 1783 et occupa bientôt 200 ouvriers ; un octroi en date du ier février 1785 lui accorda différents privilèges et autorisa la compagnie à donner à son établissement le titre de fabrique impériale et royale. Ce [dernier existait eijcore en 1806. Le 3i août 1786, un acte de société pour la fabrication de la faïence avait été passé devant les gens de loi d’Andenne entre MM. de Kessel, baron Vanderwarpt,

J. -Christophe Hennicles et J. -B. Boucqueaux; leur usine, qui eut à lutter contre des embarras financiers et contre les dissentiments existant entre les intéressés, marchait encore en 1808, sous la direction de Vandeward (sic) et occupait 5 4 ouvriers, alors que faïencerie Lammens et Verdussen, 5o dans celle appartenant aux créanciers Kremans et 2 5 chez Boucqueaux. La faïencerie de Bernard Lammens se qualifia tantôt de grande manufacture, tantôt de manufacture royale, mais elle ne se maintint pas et fut effacée par celle des Winand qui, après s’être bornés à fabriquer des pipes, obtinrent pour leurs faïences une médaille de bronze à l’exposition de 1825 et une d’argent en 1 8 3 5 .

Parmi les objets sortis de ces établissements (fig. s 3 à 17) on doit mentionner un groupe représentant Napoléon Ier, placé contre un trophée d’armes et de drapeaux et ayant à sa droite un enfant tenant un flambeau et une corne d’abondance. Dans la pâte est gravée en creux l’inscription : L’AN PREMIER DE L’EMPIR FRANÇAIS FAIT A ANDENNE A LA FABRIQUE DE JH. WOUTERS PAR RlCHARDOT PER. Du même temps date un piédestal cylindrique avec trophées emblématiques (fig. i5 et 16). Les

Fig. 14. — Faïence d’Andenne ; Collection de M. Terme

180 autres étaient dissiminés: io5 dans la

Lammens ont attaché leur nom ou leur cachet à des assiettes, des bols, des plats, avec décor noir par impression et vues des principaux sites des bords de la Meuse et de la Sambre, d'après les gravures de Leloup, qni accompagnent les Délices du pays de Liège; sur d’autres objets le décor est brun et noir ou en camaïeu bleu. La signature R. indique sur quelques-uns que Richardot a travaillé pour Lammens comme pour Wouters.

Bien que le Luxembourg allemand ne fasse plus partie de la Belgique, il y aurait d'autant moins de raison de l’omettre dans ce travail que ce pays faisait partie des Pays-Bas espagnols et des Pays-Bas autrichiens et que c’est de là qu’est sortie la famille à laquelle appartient actuellement l’usine de Kéramis, à Saint-Vaast (province de Hainaut), si importante et si renommée. Ce sont, en effet, les frères Dominique et Pierre-Joseph Boch qui fondèrent, il y a plus d’un siècle, la faïencerie de Sept-Fontaines près de Luxembourg. Le prince Charles de Lorraine, par des letttres patentes en date du 8 novembre 1766, octroya à leur fabrique le titre d’impériale et de royale, et depuis lors, à travers les révolutions et les guerres, le travail s’y maintint et s’y perfectionna. Les Boch ont successivement obtenu : à Gand et à Harlem une médaille d’argent, en 1 8 3 5 une médaille d’or; en i83o ils ont exhibé à Bruxelles leurs demi-porcelaines ou porcelaines opaques et leurs objets en terre de pipe jaune ornée de platine, dont ils ont introduit la fabrication en Belgique.

Leur signature : B. L. (Boch-Luxembourg) se trouve sur un grand nombre d’objets, les uns à décor polychrome, les autres à décor bleu ; ils onf travaillé, tantôt la terre de pipe, tantôt, mais rarement, le biscuit tendre ou fritte, matière qui a été employée pour F Oiseau mort , groupe de la collection Fétis. Parmi les artistes qui ont signé des objets provenant de Boch, il faut citer les peintres Dalle et Lagrange, à qui on doit notamment trois plaques en terre de pipe, de forme ovale et à sujet en bleu sur fond blanc, œuvres de Dalle, et un plateau, avec décor en camaïeu bleu, représentant une kermesse de village, exécuté par Lagrange.

Dans le pays de Liège, c’est en l’année 1752 que le prince-évêque Jean-Théodore de Bavière accorda à l’un de ses chambellans, le baron de Bulow, le droit d'établir dans ses états une manufacture de faïence. Un octroi exclusif lui fut concédé pour trente années, mais resta sans suite, puisque, dès le 16 mars 1767, l’évêque Charles d'Oultremont en accorda un autre aux sieurs Lefebure et Gavron. Ces industriels obtinrent plusieurs subsides des Etats, mais l’un d’eux au moins, Gavron, se montra incapable et, en 1779, se virenî forcés de céder leur entreprise à Jean Boussemart, qui déjà avait dirigé une fabrique appartenant à son père.

Dès 1770, Boussemart fabriquait. Une association se forma pour soutenir sa manufacture qui, établie d’abord à Coronmeuse, à l’aval de Liège, fut transportée, en 1779, dans l’usine Bernimolin, entre le pont d’Amercœur, la Boverie et les prés Saint- Jacques. Sa marque consiste en son initiale, surmontée parfois d’un perron (la célèbre fontaine du marché de Liège) séparant les lettres L. G. Quant au genre, comme le dit M. Van de Casteele, à qui j’emprunte ces détails ( Exposition de T art ancien du pays de Liège , Catalogue officiel , VIe section, pp. 49 à 5q), il présente le caractère de celui des fabriques de Strasbourg ou de Rouen.

Comme nous l’apprend Thomassin, dans son bel ouvrage sur la statistique du département de l'Ourthe : « On fabriquait à Liège toutes sortes d’objets en faïence et » en grès couverts à l’anglaise. On employait par an 100,000 kilogrammes d’argile » de différentes espèces que l'on tirait du pays environnant Namur et en particulier

" dAndenne, 5ooo kilogrammes de minium, 40,000 de cailloux ou de quartz, » provenant de la Roche » et en partie ramasse's dans l’Ourthe, 5ooo de soude

» varech, venant des côtes de Normandie.

» Les matières servant à la composition » des couleurs e'taient fournis par l’Alle- » magne. »

La fabrique de Boussemart et Cie jeta dans la consommation des fontaines, des plats, des assiettes, des services complets et de toute espèce, des pommeaux de canne, des manches de couteau, des statuettes en tout genre et même des statues de jardin. Ces dernières s'exécutaient sous la direction de Mathieu de Tombay, qui fut nommé, le 17 décembre 1771, sculpteur du prince. La fontaine cannelée, que l'on reproduit ici (lîg. 1 1), appartient au comte d'Oultremont de Warfusée. Le décor est à lambrequins et réserves bleu et rouge de fer, imitant le rouennais. A l’intérieur on voit le perron, les lettres, L. G., l'initiale B., et lemilléisme 1770. C'est donc un des premiers produits sortis de la fabrique Boussemart.

Cette fabrique employa jusque 75 ouvriers, dont 40 manœuvres et 35 tourneurs, mouleurs et peintres ; leur salaire journalier, au commencement du XIXe siècle , variait de 1 à 4 francs. Mais, après avoir été fortement protégée par le prince-évêque de Velbruck , la faïencerie liégeoise déclina. Faute de s’être élevée à un certain niveau, elle ne put soutenir la concurrence de celles de Tournai, d'Andenne , du Luxembourg et de la Lorraine. La production diminua de plus en plus et cessa tout-à-fait en 1 8 1 1 . Les bâtiments furent convertis en une raf. finerie de sucre et une filature remplaça le moulin où l’on réduisait en poudre le quartz et les matières colorantes.

Il y eut surtout à Huy et à Ouffet des ateliers où l’on fabriquait de la poterie brune; celle d'Ouffet, à ce que rapporte Thomassin , ouvrage cité (p. 454), était supérieure à ce que l’on exécutait à Huy, M. E. Vierset-Godin a envoyé à l’exposition un grand vase en terre de pipe, avec déc< l'inscription : DE LA MANUFACTURE DE C

Fiy. 15. — Faïence d’Andenne ; Collection de M. H.Tilman

Fig. 16. — Faïence d’Andenne ; Collection de M. E. Dardenne

en camaïeu bleu, portant sur le pied L’HOMME A HUY 1825.

Pour terminer ce qu’il y a à dire des ateliers de. l’ancienne principauté de Liège, ajoutons que, le 21 janvier 1763, un nommé Stregnart fut autorisé à installer à Brée, bourg peu éloigné de Hasselt et de Maeseyck, une fabrique de faïences, dans le genre de celles auquelles Stregnart avait travaillé àNamuret dans le pays de Gueldre. Mais que devint cet établissement ? C’est ce que j’ignore complètement.

Pour résumer en quelques lignes l’histoire de la fabrication de la faïence et de la porcelaine dans l’ancienne Belgique, il faut la diviser en trois périodes distinctes : Vers le milieu du XVIIe siècle, les premiers essais se produisent à Namur, à Bruxelles, à Gand, on s’efforce d’imiter ce qui se faisait en Hollande et en Allemagne. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, lorsque, à l’étranger, apparaît la véritable porcelaine, la Belgique ne reste pas étrangère à ce mouvement ; mais, appauvrie et comprimée, elle se borne à conserver quelques usines, à les maintenir en activité, sans en augmenter le nombre. C’est vers 1750 que la scène change. De toutes parts on s’enflamme d'un beau zèle, on projette, on innove. Les faïenceries se multiplient, la fabrication de la porcelaine véritable commence à Bruxelles en 1764. Sur plusieurs points l’activité se maintient; outre Tournai, qui marche au premier rang, mais dont je n’ai pas à m’occuper, plusieurs établissements conquièrent une place distinguée. De l’étude de cette dernière période il résulte que, dans cette branche de l’industrie comme dans d’autres, les artisans belges ont essayé de lutter avec leurs rivaux étrangers et y parviennent sans trop de difficulté lorsqu’ils l’entreprennent avec résolution.

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