PRÉFACE
ments voûtés contemporains des trois grandes dynasties anciennes, présentant déjà toutes les dispositions de tracé et d’appareil employées au moyen âge et jusque de nos jours dans les villes et les villages persans.
En comparant entre eux ces précieux documents, j’ai pu remonter à l’origine de l’architecture antique de l’Iran et établir des distinctions bien nettes entre 1 art officiel des Achéménides, des Parthes et des Sassanides, variant profondément à chaque dynastie, et l’art privé constant dans ses traditions.
Afin de conserver à ces travaux un caractère rigoureusement scientifique, je n’ai jamais tenté de grouper les résultats fournis par mes études journalières, suivant les exigences d’une thèse plus ou moins séduisante. J'ai fait, en dehors de tout parti pris, de l’analyse et le moins possible de la synthèse : souvent j’ai mieux aimé ne pas conclure que de baser des raisonnements et des théories sur des reconstitutions hypothétiques.
Quant aux renseignements élémentaires que je rapporte, ils proviennent tous d’une étude personnelle du sol, du climat, des monuments et de leurs éléments constitutifs. Les matériaux de construction, quand on les examine attentivement, ont un langage particulier; autant que possible on doit les laisser parler et n’ètre leur interprète que s’il se présente des difficultés techniques.
Je commencerai les monographies des constructions persanes par celle des ruines de Madérè-Soleïman et de Persépolis, dont il convient de bien fixer tout d’abord les origines et le caractère; je décrirai ensuite les monuments voûtés du Fars, qui appartiennent, je l’annonce immédiatement, à la période achéménide, puis, plus tard, le temple de Kingavar, le Tag-Bostam , et enfin les palais, la forteresse et les digues qu’Adéchir Ier, Chapour, ou leurs successeurs, ont fait construire dans la Suziane.