II
Néanmoins on a exhumé depuis quelques années , des fouilles entreprises à 1 hérasia , dans 1 île de Santorin1, en Phénicie2, à Mycènes3, à Ptérium4 en
i. A une époque très reculée, voisine du xxc siècle avant notre ère, un effondrement se produisait dans l’une des Cyclades, Théra, désignée de nos jours sous le nom de Santorin.
Des fouilles entreprises sur le lieu de ce cataclysme ont permis de déblayer quelques-unes des habitations englouties. Lune, dont je donne le plan (Fig. 26) d’après Al. Chipiez [Histoire critique des Ordres grecs , fig. 77), se composait de salles rectangulaires.
Plan de l’habitation de Santorin.
La couverture de l’habitation était formée de solives de bois en grume, placées entre les murs et recouvertes d’un matelas de pisé. C’est la constitution primitive des toitures de la Chaldée.
Quant à la grande salle carrée, elle parait avoir été recouverte par des solives qui venaient toutes s’appuyer sur un support en bois placé au centre de la pièce, et dont on a retrouvé la base. Au dire de M. Fouquié, l’auteur de la découverte, toutes les assises appareillées avaient été taillées avec un instrument en pierre; les mortaises des pièces de bois avaient été exécutées à l’aide d’instruments analogues.
Ce détail seul donnerait une idée de l’antiquité de cette construction ( Archives des Missions scientifiques, série II, t. IV, p. 222-252).
2. Au nombre de ces chapiteaux, on doit citer deux chapiteaux découverts à Golgos(Aevt;e archéologique , décembre 1871. Ceccaldi, p. 366- 367). L’un ( Fig. 27) se compose d’une échine irrégulièrement rayée qui paraît représenter la base d’un tronc d’arbre, elle est surmontée d’un mince abaque carré. L’autre (Fig. 28) est formé d’une échine conique couverte de feuillage et surmontée elle-même d’un épais tailloir figurant un tronc de pyramide décoré de trois rangs de bâtons rompus. Je placerai dans la même catégorie les chapiteaux (Fig. 29) d’Eddé rappelant, par Fig. 27.— Chapiteau de Golgos. la forme de l'échine et de l’abaque, le chapiteau