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Choisy, Restauration de la charpente du Pandrosion

DEUXIEME DYNASTIE ACHEMENIDE.

agrandir le temple, ils conservèrent le principe du canon et l’usage du module. Avec le diamètre de la colonne s'accrurent dans les mêmes mesures les dimensions du fût, de l’entablement et, en particulier, la hauteur des triglyphes.

L’ensemble de l’édifice restait harmonieux, mais ne pouvait plus désormais être construit en charpente. Les architectes remplacèrent alors le bois par des matériaux de marbre. Avaient-ils tort d’agir ainsi ? Non certes. Ils ne s’étaient pas astreints, comme les défenseurs de Vitruve ont eu le tort de le trop répéter, à donner en pierre une reproduction exacte d’un monument en bois, ce qui eût été indigne de leur génie; ils ne copiaient pas brutalement à la manière des Lyciens, ils interprétaient, et ayant déjà devant leurs yeux un modèle mixte, maçonné avec des matériaux de pierre et de bois, ils le maçonnèrent simplement en pierre. Les abouts des solives désormais inutiles devinrent des dés, et ces dés des triglyphes; leur hauteur, n’étant plus subordonnée au diamètre des arbres, s’agrandit à la mesure imposée par la tradition modulaire et le goût des constructeurs.

Cette imitation libre du type primitif indiquait clairement le changement apporté dans la nature des matériaux, sans dissimuler toutefois la forme originelle du triglyphe ; il en est de même de la surélévation du plafond des portiques : elle pouvait être d’autant plus aisément opérée que la corniche s’était elle-même agrandie et que la hauteur des assises de la corniche suffisait, et au delà, à dissimuler les bois de la charpente.

En réalité, on ne peut trouver une explication raisonnable de la superposition des trois membres de l’entablement que dans l’étude des anciennes constructions ligneuses de l’Asie occidentale et de la Perse. Elles nous font voir clairement dans l’architrave la sablière, dans la frise l’espace occupé par les solives, dans la corniche les madriers de la terrasse, dans les deux filets qui comprennent la frise le plafond décoratif et le plancher.

L’interprétation des ornements de la frise est le point le plus faible de la théorie allemande.

Viollet-Le-Duc lui-même, malgré son talent et son ingéniosité, ne parvient pas à en donner une explication satisfaisante.

« La frise, nous dit-il 1 , est une claire-voie construite en petits matériaux

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