‹ L'art antique de la Perse; Achéménides, Parthes, SassanidesChapitre 41 sur 75 · Entretiens sur l’architecture , vol. I, p. 5i · texte numérisé non relu

Entretiens sur l’architecture , vol. I, p. 5i

destinés à soulager l'architrave ». Mais, au lieu de soulager l’architrave, il eût été si simple de ne pas la charger et de supprimer la frise, dont le rôle, s'il n'est historique, est inexplicable. Les temples égyptiens, où le système de la plate-bande est logiquement développé, n en comportent pas. Dans quel but, au reste, les Grecs auraient-ils souligné par deux filets et décoré de triglyphes et de métopes un membre de 1 entablement qui ne rappelait à leur esprit aucun souvenir, qui était inutile et supplétif? Doit-on croire, avec quelques auteurs, que le triglyphe a pour mission de surélever le plafond ? Viollet-Le-Duc a abandoné cette théorie, il a eu raison: pourquoi ne pas exhausser simplement le fût de la colonne d'une hauteur égale à celle de la frise, si on avait trouvé le plafond trop bas par rapport à la longueur du temple? Mais, prétend-on encore, le temple toscan, qui était en bois, n’avait pas de triglyphes. Le fait est exact; mais l'objection est sans portée, car les solives s'assemblaient à mi-bois avec les entraits, vu la légèreté de la charpente (Fig. 49).

« Il en est des triglyphes, ajoute Viollet-Le-Duc, que l’on a pris pour des bouts de solives, comme du larmier des corniches dont on a fait le bout des chevrons. Cela peut, à la rigueur, passer pour probable sur les deux côtés latéraux des temples; mais sur les faces, au-dessous des frontons, qu’auraient signifié les bouts de chevrons ?... Si le larmier eût indiqué la saillie des chevrons débordant la frise, les Grecs n'eussent pas mis de larmier à la base du fronton, mais ils eussent indiqué sous les saillies de la corniche de ce fronton les pannes, puisqu’ils indiquaient si bien, croit-on, dans leur construction de pierre toutes les pièces de charpente; et il ajoute en terminant : Les pannes sont marquées sur les pignons d’un tombeau lycien recouvert d'une toiture ogivale, et les soliveaux du plancher, portant le comble, ne se retournent pas sur les pignons; ils n’existent que sur les faces latérales b »

J'ai cité tout ce passage parce qu'il résume les objections les plus sérieuses qui aient été faites jusqu'à ce jour à la théorie de Vitruve, et que la réponse de M. Hittorlf à ces questions est confuse et peu probante.

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