‹ L'art antique de la Perse; Achéménides, Parthes, SassanidesChapitre 61 sur 75 · Botta, Ruines de Ninive, t. II, pl · texte numérisé non relu

Botta, Ruines de Ninive, t. II, pl

DEUXIÈME DYNASTIE ACHÉMÉNIDE.

sont la copie exacte de fleurs décoratives et de chapiteaux, ou de bases semblables à ceux qui sont représentés dans les Fig. 5 1 , 5e, 58, 5g et 6o U

Les doubles enroulements et l’ornement lancéolé disposés sur les traverses inférieures des trônes assyriens n'offrent encore que la répétition symétrique des mêmes motifs.

Fig. 66. — Du palais de Sargon.

Les colonnettes de la claire-voie (Fig. 5i) fournissent également une explication rationnelle de l’origine des colonnes des balcons assyriens (Fig. 65) et des chapiteaux à deux étages de volutes retrouvés sur les bas-reliefs de Kouioundjik, de Nimroud et de Khorsabad (Fig. 62, 63, 66); de même qu’elles sont le modèle du couronnement des colonnes représentées sur quelques bas-reliefs phéniciens (Fig. 67) et sur des lékythes athéniens 1 2. Je n’insiste pas sur ce sujet, les dessins et les photographies sont plus clairs et plus convaincants , en pareil

Fig. 67. — Chapiteaux phéniciens.

cas, que les longues explications. (Louvre).

Un petit chapiteau en pierre, que j’ai découvert dans les magasins du British Muséum (Fig. 68, 69), vient heureusement compléter cet ensemble de documents. En examinant cette sculpture, taillée dans un grès très fin, on peut se rendre compte

1. Voyez Layard, p. 63, et Perrot et Chipiez, Hist. de l'art dans l’ant., Assyrie, p. 739, fig. 399.

2. Ce double motif est très fréquemment reproduit sur les vases grecs de la collection du Louvre.

de la transformation que subit entre les mains de l’ornemaniste ninivite le chapiteau des colonnes supportant l’appui du balcon de l’édicule d’ivoire (Fig. 5i) lorsque les Ninivites se décidèrent à faire entrer dans la composition de leurs édifices les supports de pierre.

La forme originale n’est pas assez dénaturée pour que l’on ne découvre pas

( British Muséum).

dans les deux tores supérieurs la répétition du motif qui couronne les colonnettes en ivoire du balcon phénicien, dans le boudin inférieur l’exagération des ligatures destinées à rattacherait fût les ornements du chapiteau, et dans les ornements nervés les feuilles représentées sur les petits monuments d’ivoire du British Muséum.

Cet état fut un des derniers sans doute que traversa le support des constructions civiles de l’Égypte avant de prendre en Assyrie une forme définitive et monumentale.

Entre le chapiteau en pierre du British Muséum, utilisé sans doute pour couronner les balustres d’un balcon analogue à la claire-voie représentée Fig. 68, et le grand chapiteau (Fig. 70) 1 découvert par Place dans les ruines du palais de

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