‹ L'art antique de la Perse; Achéménides, Parthes, SassanidesChapitre 73 sur 75 · Idem, livre 1, ch · texte numérisé non relu

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royaux, et se mit ainsi en relation rapide avec les points les plus éloignés de son vaste empire. Il introduisit enfin l’usage de la monnaie, qui fut frappée à son effigie, régularisa l’assiette et la perception des impôts et restaura la secte perse des sectateurs d’Aouramazda en amoindrissant l’autorité des mages.

Les institutions de Darius étaient si bien en harmonie avec l’esprit de l'Orient qu’elles régissent encore la société iranienne. Les maisons d’étape sont devenues des caravansérails, les relais de poste les tcliapar- khanè. Le satrape est passé haakein ’, et il est entouré, bien que choisi, comme au temps de Darius, au nombre des plus proches parents du monarque, de l’espion royal et du général, dont l’influence balance sans cesse son autorité. 11 n’est pas jusques aux yeux et aux oreilles du souverain qui ne parcourent encore l’Iran sous les prétextes les plus divers.

Le puissant organisateur de la Perse ancienne se laissa tout naturellement entraîner à soumettre à la même discipline les soldats, les artistes et les fonctionnaires. Le même iirman qui décrétait le transfert dans la plaine de la Merdach de la capitale du Fars arrêtait sans nul doute les formes définitives que revêtirent, dés les premières années du règne de Darius, les palais et les sépultures des rois.

Depuis la mort de Cyrus, l’Egypte vaincue était apparue aux Perses avec son cortège de statues, de temples gigantesques et de palais somptueux. A leur aspect, les Iraniens ne surent pas mieux que les Grecs se défendre contre le charme puissant qui émanait de l'architecture pharaonique, mais n’apprécièrent pas, semble-t-il, au même point de vue que leurs devanciers les beautés des édifices égyptiens. Les Grecs, au temps de Psamétik, avaient été séduits par le caractère majestueux que les architectes de Thèbes et de Memphis avaient su imprimer aux édifices consacrés au culte divin, et, sans modifier les formes essentielles du vieux temple hellénique, donnèrent à leurs sanctuaires plus d’ampleur que par le passé. Les maîtres des œuvres de Darius conservèrent, au contraire, les ordres grêles et tous les caractères saillants des monuments ioniens qui avaient servi de modèles à leurs prédécesseurs immédiats, mais enrichirent l'architecture de quelques-unes des formes saillantes de l’art pharaonique.

Il est possible, comme le raconte Diodore de Sicile2, que Cambyse ait envoyé en Perse des tailleurs de pierre et des maçons originaires de l'Égypte ; mais, si je ne contredis pas à cette allirmation, je crois que ces ouvriers n’arrivèrent pas en grand

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